Mais qu'est-ce donc qu'un semainier ? Excellente question, l'internaute, à laquelle te répondra la petite icône en haut à droite, ou bien la barre latérale du blog, si tu navigues sur un PC de riche avec un écran grand comme la Baltique.

vendredi 27 février 2015

Le Mot du Coach (1)

Où l'on rédige le mot de clôture du deuxième numéro de la Gazette Sportive du collège, et où on réalise qu'écrire pour des ados, ça peut être très très compliqué, surtout quand on n'est pas sportif soi-même.



 Bon alors on fait le compte, les p'tits gars.

Trois mois d'APPN, déjà,c'est le moment du premier bilan. Si vous le voulez bien, on va commencer par vérifier les bases ensemble.

 Le matériel, d'abord.

Tout le monde a encore ses deux jambes ? Personne n'en a égarée une en route pendant un raid multisports ? Personne n'en a malencontreusement laissée une dans les vestiaires ? Attention, je veux que vous soyez vigilants, avec vos jambes. Je sais bien que même si vous en perdez une, il vous en restera toujours une autre de rechange, mais ce sera moins pratique pour le VTT, surtout dans les montées. Et ça ne rigole pas, les montées, en VTT, alors avec une jambe en moins, ce ne sera pas le pied, si vous voyez ce que je veux dire. Hors de question que je vous donne un coup de main : si vous n'avez pas votre matos, moi, ça me fera une belle jambe, vous n'aurez qu'à vous serrer les coudes entre vous, au lieu de vous tourner les pouces. Quand je vois combien vous êtes à perdre le nord en course d'orientation, ou à oublier votre tête sur le chemin du Collège, je me dis qu'une jambe en moins, ça peut vite arriver.

Bref.

Si vous avez tous vérifié que vous avez bien vos deux jambes, j'imagine qu'on peut en déduire que vous avez aussi vos deux genoux. C'est plutôt une bonne nouvelle parce qu'ils vous serviront encore l'année prochaine. Pareil pour les cuisses, les mollets, les poignets et les avant bras...

Oui, Kévin ?

Une question ? Comment on fait si on a ses deux jambes, mais juste un seul genoux ?

Je vois qu'on a un petit rigolo parmi nous, bravo, c'est tellement drôle que j'en ai mal aux côtes. Fais attention quand même, Kévin : je t'ai à l’œil, alors tiens-toi tranquille, ou je finirais par t'avoir dans le nez.... et tu finiras à l'index. Alors fais profil bas et ouvre grand tes oreilles ! J'en ai assez que tu prennes mes conseils par-dessus la jambe, alors que je m'efforce de prendre vos problèmes à bras le corps... La prochaine fois que tu voudras ralentir la cadence en triathlon, tu pourras toujours courir, mon petit père.

Maintenant qu'on est tous au point côté matériel, qu'on a constaté qu'on était toujours en un seul morceau, on va se donner rendez-vous à la rentrée. Alors d'ici là, soyez prudents, bande de casse-cou ! Je sens que certains d'entre vous vont profiter des vacances pour aller faire les zazous sur les pistes de ski, les pistes de rollers ou les pistes cyclables, et moi, je veux tous vous retrouver entiers à la rentrée.

Parce qu'à la rentrée, j'aime autant vous prévenir, il va y avoir du sport. Encore. Alors je veux récupérer des sportifs, moi, en janvier, pas une bande de bras cassés... Une bande de casse-pieds, à la rigueur, du moment que vous êtes encore en état de marcher. Pareil pour les entorses, d'ailleurs : faites-en à vos principes si vous voulez, comme on dit, mais pas ailleurs ! Et si vous abusez des chocolats à Noël, attention aussi aux crampes... d'estomac ! Vous risquez d'être mis à la diète parce que vous aurez abusé des bonnes choses, mais même avec dix kilos en trop, n'attendez pas que je vous fasse bénéficier d'un régime... de faveur. Je vous mettrais au pas, moi ! ça aidera à la digestion.

Ou bien je vous obligerais à chercher toutes les expressions et les jeux de mots cachés dans ce texte qui ont un rapport avec le corps humain ou avec le sport... et il y en a un paquet ! ça vous fera les pieds !

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Le secrétariat de direction

Un voyage inattendu

Où l'on ne passera pas, même si nous fuyons, fou que nous sommes (et comprenne qui pourra).


Ceux d'entre vous qui rentrent tout juste de Mogadiscio (ne faites pas les innocents, j'ai les noms) ne seront pas dépaysés la semaine prochaine, puisque le Collège Jean Roucas se mettra à l'heure Italienne (au sens figuré. N'allez pas en profiter pour tripatouiller vos réveils) en accueillant les correspondants de l'échange scolaire avec Cascina.

Le thème du message d'accompagnement du semainier aurait donc été tout trouvé, avec pâtes fraîches et mamamia à tous les étages (aucun cliché ne vous aurait été épargné !), si seulement j'avais eu ne serait-ce que quelques minutes à y consacrer. Hélas, il faut se rendre à l'évidence : à cette heure-ci, je devrais être chez moi.

Aussi me trouvé-je contraint d'opter pour la sobriété (boire ou écrire, il faut choisir) et d'en revenir aux formulations plus institutionnelles, quitte à me faire aussi plus ennuyeux. L'occasion pour moi de vous rappeler notre mot d'ordre, que vous aurez à cœur de psalmodier allègrement trois fois par jour (toute ressemblance avec un mantra existant et ayant existé ne serait que - hum, hum -, purement fortuite).

Un Semainier pour les informer tous
Un Semainier pour les aider à planifier
Un Semainier pour les amener tous,
Et dans l'Education Nationale les lier
Au pays de Jean Roucas où s'étendent les Concertations Actives 4ème.

Semainier ci-joint, vous l'aurez compris.

Faites-en bon usage.

Si vous l'ouvrez plus de deux fois par heure, ou si vous commencez à l'appeler "Mon Précieux", il faudra consulter.


Excellent week-end à vous et méfiez-vous des vieux bonhommes coiffés d'un chapeau pointu !



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 Le secrétariat de direction
 
 

Notice explicative : on aura, bien entendu, relevé les références au Seigneur des Anneaux. Il est toutefois 
important de noter la mention de Mogadiscio, ici située par erreur en 
Italie. Erreur aussi grossière qu'impardonnable, qui deviendra par la 
suite un inépuisable running gag personnel.

lundi 9 février 2015

Prison break(down)

Où on remet le couvert avec les journées de permanence administrative, et où on le vit super bien.



Cher professeur du Collège Jean Roucas,


 Tu es en vacances, je le sais.

 Ne me mens pas.

J'entends le cri des mouettes et le bruit du ressac en arrière plan.
(Ou bien c'est qu'il est temps pour toi d'acheter un nouveau lave-vaisselle)
(Ou d'arrêter le Karaoké)
(D'URGENCE).

Je t'imagine, alors, rayonnant(e) comme jamais, profitant d'un repos gagné à la sueur du front d'élèves récalcitrants, installé quelque part du côté de Mogadiscio (ou de toute autre ville exotique que je serais incapable de situer sur un planisphère, Grenoble incluse), étendu(e) de tout ton long dans un hamac en fibres 100 % naturelles issues du commerce équitable (tressé en Seine St Denis par d'authentiques shamans guatémaltèque), ou bien en trekking sauvage à flan de Vésuve, une fleur dans tes cheveux, et la mer, et le ciel dans ton regard (qui n'a jamais été si bleu, j'en jurerai, quelle qu'ait été sa couleur d'origine) ; ou même, pourquoi pas, soyons fous, en train de siroter un double Martini on the rocks (l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, l'abus de cailloux aussi, ayez soif de modération) au bras de cette charmante actrice italienne dont le nom m'échappe mais qui, en son temps, aura fait tourner quelques têtes et causé quelques lumbagos (ou à celui de George Clooney, si tu préfères, à déguster un nespresso-what-else qu'il rêve de te piquer - mais chut, je ne t'ai rien dit !), pendant que moi, si triste, si seul, je suis assis à mon bureau au 2 rue de Valsoleil, dans mon vieux pullover élimé, tout entier occupé à tenter de faire abstraction du soleil dans mon dos (celui-là même qui me commande de tout plaquer pour m'en aller gambader dans la nature aux côtés des petits lapinous) ou, à défaut, de chasser de mon esprit l'air qui s'y est logé, souvenir d'une vieille chanson passée de mode qui sonnait un peu comme ceci :

 "Est-ce que tu viens pour les vacances ?
Moi je n'ai pas changé d'adresse
Je serais, je pense
Un peu en avance
Au rendez-vous du semainier hebdomadaire (rime riche)
Je reviendrais photocopier
Une fiche de paie, un arrêté
Puis j'irais me prendre un café
En revenant de ton casier".

Aussi serais-je en droit d'en concevoir de l'amertume, de t'en vouloir, te jalouser, te détester (et même de fabriquer de petites poupées en pailles à ton effigie). Ce serait légitime. Aucune cour de justice n'aurait le coeur de le retenir contre moi. Mais ce n'est pas mon genre. Je suis plus cruel et mesquin que ça, moi. Raison pour laquelle je t'envoie ci-joint, en justes représailles, un petit avant-goût de ce qui t'attend, bientôt.

TRES bientôt.

Mais pas trop, heureusement.

En te souhaitant aussi, sans plaisanter cette fois, des vacances reposantes et pleines de bons moments.

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Le secrétariat de direction

Les voyages forment la jeunesse

 Où ça ne s'arrange pas niveau fatigue mais où ce qui a été promis la semaine précédente a été promis...   Bonsoir à tous, Je n...