Parce que parfois, le personnel vient à manquer, et il faut écrire à l'ensemble des établissements de l'académie pour espérer y remédier, et c'est intimidant.
Bonjour à tous,
C'est de saison : nous remuons actuellement ciel et terre (et
pôle-emploi) pour trouver un professeur de mathématiques niveau
5ème-4ème-3ème susceptible d'assurer un remplacement à temps plein
jusqu'aux vacances de Noël.
Au sein du Collège Jean Roucas, l'intéressé(e) pourra bénéficier de
nombreux avantages tels qu'une salle avec vue sur la cour de récré
(imprenable), du chauffage (dans la limite fixée par les
préconisations officielles), un accueil chaleureux (dans la limite
fixée par les préconisations officielles aussi), un passe
électronique dernier cri pour ouvrir le portail du parking (fleuron de la recherche spatiale), un
accès VIP à la cantine (que le département entier nous envie,
notamment les jours de frites) et le soutien sans faille d'une
équipe pédagogique soudée.
En ces périodes de pénuries, toutes les pistes et suggestions
seront les bienvenues.
Avec nos remerciements par avance, et nos excuses pour le
dérangement,
Bien cordialement,
--
Le secrétaire de direction
Petites Grandeurs et Grandes Misères d'un Secrétaire de Direction
Mais qu'est-ce donc qu'un semainier ? Excellente question, l'internaute, à laquelle te répondra la petite icône en haut à droite, ou bien la barre latérale du blog, si tu navigues sur un PC de riche avec un écran grand comme la Baltique.
samedi 25 novembre 2017
vendredi 24 novembre 2017
Un Semainier au Poil
Où les jours continuent de raccourcir et la motivation avec.
"Πού είναι οι γυναίκες ?", se demandait jadis le grand poète et philosophe grec Philippos Juvetkis (ce qu'on pourrait traduire dans la langue de Molière par : "où sont les femmes ?", et dans la langue de Jul par : "wesh cousin y'a d'la blonde ou bien ?"). Une question déchirante qui, aujourd'hui encore, vient remettre en question jusqu'aux fondements de nos identités respectives.
Sans doute fallait-il entendre par-là : "où se situe, en nous, la frontière entre ce que nous reconnaissons comme "homme" et ce que nous reconnaissons comme "femme" ?" Ou, plus communément : "entre ce que nous reconnaissons comme "femme" et ce que nous reconnaissons comme "nous-mêmes"".
A moins que par un beau samedi soir de Maimacterion, aux alentours de - 392 avant Luc Plamondon, ledit Philippos ait été en galère de meuf ?
Nous laisserons Jul se perdre en conjecture et essayer d'écrire ce dernier mot sans faute, ça devrait l'occuper pour les trente prochaines années.
"Où sont les femmes ?", alors ?
Nous, au secrétariat de direction, serions bien en peine de le dire.
Mais "où est la flemme ?", alors là-dessus, par contre, on est incollable, on pratique à des degrés olympiques.
Car la flemme, voyez-vous, n'est pas une réalité tangible (d'aucun diront "phénoménologique" mais pour ma part, je me contente de taper des mots au hasard comme ça me vient).
La flemme, c'est un état d'esprit, une philosophie, un sacerdoce, un engagement de chaque instant.
La flemme, la vraie, n'a rien de ces petits accès de paresse dont nous sommes coutumiers, nous autres fonctionnaires, ni de ce dérèglement de la pilosité qu'on nomme trivialement "poil de la main" et qui se développe au contact prolongé de la machine à café.
Non, la flemme, la vraie, demande un investissement personnel total dans le champ du lâcher-prise, un renoncement forcené à toute forme d'action, si productive soit-elle - un art de vivre, même, qui ne se pratique pas à la légère !
"Pour survivre à la flemme", disait l'autre grand philosophe John Rambo, "il faut devenir la flemme".
Aussi vais-je une fois de plus écourter ce message d'accompagnement pour allonger mon week-end en proportion.
Et je peux d'ores et déjà vous dire que la seule question que je me poserai, en écho à mon frère du temps passé, sera : "où est la télécommande ? Avec ses touches plein de charme ? Où est la télécommande ? Où est la télécommande ? Où est la télécommande ?".
Quant à ceux qui se demanderait où est le semainier, il est ci-joint. Tout simplement. Encore faut-il ne pas avoir la flemme de cliquer sur "ouvrir".
Vous souhaitant un week-end molasse, mais reposant,
Bien cordialement,
--
Le secrétaire de direction
"Πού είναι οι γυναίκες ?", se demandait jadis le grand poète et philosophe grec Philippos Juvetkis (ce qu'on pourrait traduire dans la langue de Molière par : "où sont les femmes ?", et dans la langue de Jul par : "wesh cousin y'a d'la blonde ou bien ?"). Une question déchirante qui, aujourd'hui encore, vient remettre en question jusqu'aux fondements de nos identités respectives.
Sans doute fallait-il entendre par-là : "où se situe, en nous, la frontière entre ce que nous reconnaissons comme "homme" et ce que nous reconnaissons comme "femme" ?" Ou, plus communément : "entre ce que nous reconnaissons comme "femme" et ce que nous reconnaissons comme "nous-mêmes"".
A moins que par un beau samedi soir de Maimacterion, aux alentours de - 392 avant Luc Plamondon, ledit Philippos ait été en galère de meuf ?
Nous laisserons Jul se perdre en conjecture et essayer d'écrire ce dernier mot sans faute, ça devrait l'occuper pour les trente prochaines années.
"Où sont les femmes ?", alors ?
Nous, au secrétariat de direction, serions bien en peine de le dire.
Mais "où est la flemme ?", alors là-dessus, par contre, on est incollable, on pratique à des degrés olympiques.
Car la flemme, voyez-vous, n'est pas une réalité tangible (d'aucun diront "phénoménologique" mais pour ma part, je me contente de taper des mots au hasard comme ça me vient).
La flemme, c'est un état d'esprit, une philosophie, un sacerdoce, un engagement de chaque instant.
La flemme, la vraie, n'a rien de ces petits accès de paresse dont nous sommes coutumiers, nous autres fonctionnaires, ni de ce dérèglement de la pilosité qu'on nomme trivialement "poil de la main" et qui se développe au contact prolongé de la machine à café.
Non, la flemme, la vraie, demande un investissement personnel total dans le champ du lâcher-prise, un renoncement forcené à toute forme d'action, si productive soit-elle - un art de vivre, même, qui ne se pratique pas à la légère !
"Pour survivre à la flemme", disait l'autre grand philosophe John Rambo, "il faut devenir la flemme".
Aussi vais-je une fois de plus écourter ce message d'accompagnement pour allonger mon week-end en proportion.
Et je peux d'ores et déjà vous dire que la seule question que je me poserai, en écho à mon frère du temps passé, sera : "où est la télécommande ? Avec ses touches plein de charme ? Où est la télécommande ? Où est la télécommande ? Où est la télécommande ?".
Quant à ceux qui se demanderait où est le semainier, il est ci-joint. Tout simplement. Encore faut-il ne pas avoir la flemme de cliquer sur "ouvrir".
Vous souhaitant un week-end molasse, mais reposant,
Bien cordialement,
--
Le secrétaire de direction
vendredi 17 novembre 2017
Qui peut le plus peut le moins
Où l'on ambitionne de rentrer chez soi à l'heure, pour une fois.
Bonsoir à tous,
Je ne sais pas si vous avez mis le nez dehors récemment mais l'hiver n'est pas loin - ou alors c'est super bien imité.
Les températures dansent la Macaréna dans le thermomètre, le soleil se lève à midi et se couche à quatorze heures trente (j'ai ouïe dire qu'il préparait le concours de fonctionnaire), le vent souffle autant que moi quand je regarde l'horloge du bureau et qu'il n'est que quinze heures. Quinze heures une. Quinze heures deux. Soupir...
Il faut se faire une raison : les journées raccourcissent et en raccourcissant, elles donnent de mauvaises idées à certains.
En témoigne la façon tragique dont le mot d'accompagnement du semainier suit leur exemple ce soir.
En espérant, très sincèrement, que ça ne jettera pas un froid.
Vous en souhaitant bonne réception, ainsi qu'un week-end chaleureux,
Bien cordialement,
--
Le secrétaire de direction
Bonsoir à tous,
Je ne sais pas si vous avez mis le nez dehors récemment mais l'hiver n'est pas loin - ou alors c'est super bien imité.
Les températures dansent la Macaréna dans le thermomètre, le soleil se lève à midi et se couche à quatorze heures trente (j'ai ouïe dire qu'il préparait le concours de fonctionnaire), le vent souffle autant que moi quand je regarde l'horloge du bureau et qu'il n'est que quinze heures. Quinze heures une. Quinze heures deux. Soupir...
Il faut se faire une raison : les journées raccourcissent et en raccourcissant, elles donnent de mauvaises idées à certains.
En témoigne la façon tragique dont le mot d'accompagnement du semainier suit leur exemple ce soir.
En espérant, très sincèrement, que ça ne jettera pas un froid.
Vous en souhaitant bonne réception, ainsi qu'un week-end chaleureux,
Bien cordialement,
--
Le secrétaire de direction
vendredi 10 novembre 2017
Vers l'Infini et au-delà... mais demain.
Où l'on reprend bon gré mal gré, mais plutôt mal que bon.
On peine souvent à se représenter les distances astronomiques qui séparent les corps célestes, car l'esprit humain n'a pas vocation à traiter des données aussi abstraites.
Qu'est-ce qu'une année-lumière, pour celui qui doit les éteindre en quittant sa salle au nom des économies d'énergie ?
Qu'est-ce qu'un trou noir pour celui qui, sitôt rentré chez lui, noie les contrariétés de la journée dans un trou normand ?
Et même : qu'est-ce que l'infini, pour celui qui n'a jamais eu à corriger une copie désastreuse - avec tellement de ratures dans la marge qu'on dirait une naine rouge ?
L'infini, quel mystère.
Si l'on devait en donner une idée la plus claire et la plus imagée possible, peut-être suffirait-il d'envisager la distance qui nous sépare (déjà !) des dernières vacances ; et plus encore celle qui nous sépare des prochaines.
Il suffit d'y penser pour que soudain, les cieux semblent s'ouvrir sous nos pieds, tandis que nous tombons (sans fin, encore) dans des abîmes d'angoisses existentielles.
L'incommensurable prend alors une dimension plus familière - presque intime, en définitive.
Combien d'années-lumières, jusqu'à Noël ?
Voilà qu'on ressent mieux la terreur et l'excitation qu'ont pu éprouver Neil Armstrong ou Buzz Aldrin lors du compte à rebours ; et comprendre davantage ce qui a pu pousser certains de nos semblables à s'enfermer dans des tubes de métal pour s'élancer vers ces espaces hostiles.
S'il existait une fusée capable de nous emmener directement aux vacances de Noël, ne nous battrions-nous pas pour monter à bord ?
Mais moi oui, carrément, poussez-vous si vous voulez pas vous prendre un coup d’agrafeuse !
Mais comme tout ça reste de la science fiction et que l'avenir s'envisage à court terme, voilà déjà ci-joint le planning de la semaine prochaine.
Pour les étoiles et pour les nébuleuses, il faudra se contenter de lever la tête.
Vous souhaitant un week-end galactique, voire intergalactique (parce qu'on gagne toujours à élargir ses horizons),
Bien cordialement,
--
Le secrétaire de direction
On peine souvent à se représenter les distances astronomiques qui séparent les corps célestes, car l'esprit humain n'a pas vocation à traiter des données aussi abstraites.
Qu'est-ce qu'une année-lumière, pour celui qui doit les éteindre en quittant sa salle au nom des économies d'énergie ?
Qu'est-ce qu'un trou noir pour celui qui, sitôt rentré chez lui, noie les contrariétés de la journée dans un trou normand ?
Et même : qu'est-ce que l'infini, pour celui qui n'a jamais eu à corriger une copie désastreuse - avec tellement de ratures dans la marge qu'on dirait une naine rouge ?
L'infini, quel mystère.
Si l'on devait en donner une idée la plus claire et la plus imagée possible, peut-être suffirait-il d'envisager la distance qui nous sépare (déjà !) des dernières vacances ; et plus encore celle qui nous sépare des prochaines.
Il suffit d'y penser pour que soudain, les cieux semblent s'ouvrir sous nos pieds, tandis que nous tombons (sans fin, encore) dans des abîmes d'angoisses existentielles.
L'incommensurable prend alors une dimension plus familière - presque intime, en définitive.
Combien d'années-lumières, jusqu'à Noël ?
Voilà qu'on ressent mieux la terreur et l'excitation qu'ont pu éprouver Neil Armstrong ou Buzz Aldrin lors du compte à rebours ; et comprendre davantage ce qui a pu pousser certains de nos semblables à s'enfermer dans des tubes de métal pour s'élancer vers ces espaces hostiles.
S'il existait une fusée capable de nous emmener directement aux vacances de Noël, ne nous battrions-nous pas pour monter à bord ?
Mais moi oui, carrément, poussez-vous si vous voulez pas vous prendre un coup d’agrafeuse !
Mais comme tout ça reste de la science fiction et que l'avenir s'envisage à court terme, voilà déjà ci-joint le planning de la semaine prochaine.
Pour les étoiles et pour les nébuleuses, il faudra se contenter de lever la tête.
Vous souhaitant un week-end galactique, voire intergalactique (parce qu'on gagne toujours à élargir ses horizons),
Bien cordialement,
--
Le secrétaire de direction
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