Où les jours rallongent enfin et où le moral suit (enfin aussi).
Bulletin d'information spécial du service Intendance.
Bien
qu'avril soit à nos portes, comme en témoignent les "Atchoums !" et les
"Pioupioupiou !"(1) qui ont envahi depuis peu l'espace sonore, aucun
arrivage de cloches ne nous a été annoncé pour la semaine à venir(2).
Aux dernières nouvelles, elles seraient bloquées à la frontière
Italienne(3) pour de sombres histoires de trafic de chocolat.
En
lieu et place, ce mercredi 1er, ce seront des photocopieurs flambant
neuf (4) qui descendront du ciel (ou, plus vraisemblablement, du
camion), pour mettre un terme (provisoire ?) au règne de terreur du "pas
de papier dans le ByPass" et du bourrage machine. Par conséquent, si
vous voulez photocopier vos petits poissons à découper et à coller dans
le dos de M le CPE (5), il faudra vous y prendre avant, ou après,
mais sûrement pas pendant, parce que je ne veux pas avoir à traiter vos
déclarations d'accident pour un mauvais coup de clé à molette dans
l'oeil (6).
Oh, et au risque d'insister, contrairement à ce que
la forme de ce message pourrait suggérer, non, ceci n'est pas une blague
(7). Tout comme, d'ailleurs, la fameuse exposition sur la chauve-souris
attendue de longue date par Mme L. (qui se reconnaîtra). Un sujet grave
et d'actualité, en lien direct avec le quotidien de nos chères têtes
blondes et au plus proche de leurs préoccupations adolescentes.
Plus
proche de nous et pour conclure, n'oubliez pas que nous perdons une
heure dans la nuit de samedi à dimanche (8). Oui, vous avez bien lu. Une
heure de sommeil. Pire : une heure DE WEEK-END ! Ô rage, ô désespoir,
j'ai envie de dire, en levant les bras vers le ciel et en bavant un peu.
Ô calendrier ennemi.
Raison de plus pour moi de mettre un terme
provisoire à mes élucubrations et de m'en retourner chez moi avec le
sentiment de celui qui... ben qui va dormir une heure de moins accompli.
(1) Je sais, j'imite super-bien le rouge-gorge, c'est comme ça que j'ai eu le concours.
(2) A part votre serviteur, du lundi au vendredi, vers 7h45 du matin. Mais c'est une autre histoire.
(3) Mais si, vous savez, l'Italie : terre de contraste et de Mogadiscio...
(4) Encore que s'ils flambent dès la mise en route, c'est qu'on n'aura pas fait une bonne affaire.
(5) Ou, soyons fous, vos cours et vos devoirs maison (personne ne vous jugera) !
(6)
Les profs de Techno et de Maths vivent très bien avec un compas en
plein dedans. ça ne les empêche pas de venir travailler quand même.
(7) Ceci n'est pas une pipe non plus. Hélas pour la postérité.
(8) Celui qui retrouvera la mienne et me la ramènera entière se verra offrir une belle récompense.
--
Le secrétariat de direction
Petites Grandeurs et Grandes Misères d'un Secrétaire de Direction
Mais qu'est-ce donc qu'un semainier ? Excellente question, l'internaute, à laquelle te répondra la petite icône en haut à droite, ou bien la barre latérale du blog, si tu navigues sur un PC de riche avec un écran grand comme la Baltique.
vendredi 27 mars 2015
mardi 24 mars 2015
Le Mot du Coach (2)
Où l'on est invité à rédiger le message de clôture du 3ème numéro de la Gazette Sportive et où on ne renonce pas aux velléités pédagogiques, quitte à placer la barre un peu trop haut.
Bon.
Les p'tits gars, c'est pas pour vous mettre la pression, mais
vous êtes sur la mauvaise pente.
Si.
Il suffit de lire cette
gazette pour s'en convaincre.
Non mais qu'est-ce qui vous prend ? !
Vous vous êtes engagés sur un terrain glissant, c'est moi qui vous
le dit : un seul faux pas et c'est la dégringolade assurée !
Comment ? Qu'ouïe-je ?
Vous ne voyez pas de quoi je veux
parler ?
Vous êtes à fond, là, vous êtes sûr ?
Ok, je
veux bien vous donner une piste, alors.
Le ski.
Oui, le ski. Pas le
whisky. Le ski tout court.
Faut faire attention, les enfants, ça
vire à l'obsession, là : il y en a (presque) à toutes les
pages ! Du ski par-ci, du ski par-là... Vous vous êtes pris
pour des esquimaux, ou quoi ?
Si vous ne vous reprenez pas vite
fait, vous allez voir du ski partout, je vous le garantis. Au lieu de
réclamer un petit chat ou un hamster, vous allez vouloir un husky.
Ensuite ce sera l'escalade : vous ne lirez plus que des livres
compliqués, du Korzybski
(1) ou du Trotsky (2)
(comme si c'était possible de faire trop de ski, franchement...).
Vous laisserez tomber les mangas et vous ne jurerez plus que par les
bandes dessinées d'Alejandro Jodorowsky (3)
(si l'année prochaine, j'en surprends un à faire comme Alejandro et
à dormir au ski, il va passer un sale quart d'heure, j'aime autant
vous prévenir). Vous ne regarderez plus que des films intellectuels,
comme ceux de Tarkovski
(4) ou ceux de Polanski (5)
(et encore, seulement ceux avec Kaus Kinski- 6 ).
1. Alfred
Korzybski, philosophe et scientifique américano-polonais du 20ème
siècle, à qui l'on doit la Sémantique Générale, une façon de
penser différente de celle que nous utilisons au quotidien.
2. Léon Trotsky, révolutionnaire et homme politique russo-soviétique du 20ème siècle, qui a notamment fondé l'Armée Rouge.
3. Alejandro Jodorwsky, artiste chilien du 20ème siècle, à qui l'on doit de nombreux chefs d'oeuvre de la bande dessiné, dont notamment le grand classique de science-fiction intitulé « La Caste des Méta-Barons ».
4. Andreï Tarkovski, réalisateur soviétique du 20ème siècle, connu pour son cinéma complexe et philosophique, et notamment pour son film de Science Fiction psychologique intitulé Solaris.
5. Roman Polanski, réalisateur franco polonais du 20ème siècle, connu pour ses films sans concessions.
6. Klaus Kinski, acteur allemand connu pour sa personnalité colérique et incontrôlable.
7. Lana et Andy Wachowski, réalisateurs américains de la fin du 20ème siècle, principalement connus pour la célèbre trilogie Matrix.
8. Hors d'oeuvre typique de la cuisine russe.
9. Saucisse traditionnelle russe.
Même pour vous détendre, vous exigerez qu'on vous passe un DVD
des Wachowski
(7). Bon, moi, Paul en ski, à la rigueur, je dis « pourquoi
pas ? », ça reste envisageable. Mais emmener une vache au
ski, par contre, je trouverais ça déplacé. Si c'est pour qu'elle
rumine pendant toute la descente, très peu pour moi, ça ne pourrait
qu'aller de mal en pis. Alors voilà, c'est triste à dire, mais
c'est comme ça : il n'y a plus de neige, maintenant, donc
faites-moi le plaisir d'arrêter votre petit manège et de ranger vos
gants. C'est comme ça, inutile d'en faire tout un plat. Ou bien
faites un zakouski
(8) à base de sauciski (9),
si ça vous amuse. Mais je ne veux plus entendre personne s'exclamer
« après moi, y'a des luges ! ». C'est terminé. Pour
2015, en tout cas. Comment ça, « il reste encore le ski
nautique » ? Vous voulez me mettre en boule, ou quoi ?
Pardon ? Qui a dit : « en boule de neige » ?
Vous le prenez comme ça, mes p'tits bonhommes ?
Pour la peine,
vous me chercherez toutes les occurrences du son « ski »
dans mon laïus, et tous les jeux de mots en lien avec les sports
d'hiver. Tant pis si ça jette un froid !
Ça vous apprendra à
ne pas avoir froid aux yeux !
2. Léon Trotsky, révolutionnaire et homme politique russo-soviétique du 20ème siècle, qui a notamment fondé l'Armée Rouge.
3. Alejandro Jodorwsky, artiste chilien du 20ème siècle, à qui l'on doit de nombreux chefs d'oeuvre de la bande dessiné, dont notamment le grand classique de science-fiction intitulé « La Caste des Méta-Barons ».
4. Andreï Tarkovski, réalisateur soviétique du 20ème siècle, connu pour son cinéma complexe et philosophique, et notamment pour son film de Science Fiction psychologique intitulé Solaris.
5. Roman Polanski, réalisateur franco polonais du 20ème siècle, connu pour ses films sans concessions.
6. Klaus Kinski, acteur allemand connu pour sa personnalité colérique et incontrôlable.
7. Lana et Andy Wachowski, réalisateurs américains de la fin du 20ème siècle, principalement connus pour la célèbre trilogie Matrix.
8. Hors d'oeuvre typique de la cuisine russe.
9. Saucisse traditionnelle russe.
vendredi 20 mars 2015
Tea, Text and Sun
Où les voyages scolaires forment la jeunesse et où le ciel n'en fait qu'à sa tête.
Le semainier de ce vendredi 20 mars est dédié à des héros, des vrais.
Des hommes et des femmes comme vous et moi (mais surtout comme vous, vu que vous en faites peut-être partie), qui ont survécu pendant une semaine en terres hostiles, lointaines, barbares (un pays sans tartiflette vit encore au moyen-âge, ça a été prouvé scientifiquement), loin de leurs chez-eux, de ceux qui leur sont chers (ou qui leur coûtent cher), et de leurs couettes en pure soie de Corinthe (celles qui ne grattent pas), en compagnie de quelques dizaines d'adolescents riches en trop-plein d'énergie et peu avares en décibels.
Des hommes et des femmes qui se sont littéralement fondus dans leur environnement, en ethnologues, pour assurer leur mission pédagogique avec zèle et vivre cette expérience de l'intérieur (l'intérieur du Pub du coin, sur le coup de minuit, pour être plus précis, suivez mon regard...), sans jamais hésiter à goûter une spécialité locale, ni se soucier de leur estomac ou de la balance qui attend leur retour de pied ferme.
Mesdames, Messieurs, nous n'oublierons pas votre héroïsme. Vous resterez à jamais des modèles et des guides, pour nous (ne serait-ce que parce que les photos, gentiment envoyées par vos collègues pendant notre dégustation de chocol... réunion de Direction hebdomadaire, seront publiées en accès libre dès lundi sur le site du collège).
Autre actualité marquante de la semaine, l'éclipse qui, finalement, n'aura pas fait les choses à moitié puisqu'en plus du soleil, celle-ci s'est éclipsée elle-même, au point qu'on n'en a rien vu et qu'on se retrouve bien bêtes avec nos lunettes spéciales achetées pour l'occasion avec un magazine que nous ne lirons pas.
(Ha flûte, pour jurer comme mon grand père : une partie de mon texte a été éclipsée aussi. Mais pas de panique, il existe un moyen simple de la lire quand même, si vous ne savez pas à quoi occuper votre week-end) (sait-on jamais !).
Enfin, à celles et ceux qui seraient déçus de ne pas avoir assisté à ce phénomène rare, le service d'Intendance conseille (véridique !) de relire Tintin et le Temple du Soleil, un ouvrage dont la rigueur scientifique n'égale que la portée encyclopédique.
Vous souhaitant un excellent week-end (et beaucoup de repos à nos héros qui, comme tous les héros, l'ont bien mérité...) (ce qu'on voit bien sur certaines photos, d'ailleurs, mais vous découvrirez ça par vous-mêmes bientôt !).
Bien cordialement,
--
Le secrétariat de direction
vendredi 13 mars 2015
Terry Pratchett Lives Forever
Où l'on rend à César ce qui appartient à César, et où on vous invite fortement à consulter le blog éponyme en lien à droite.
Bonsoir à tous,
Comme attendu par chacun d'entre vous avec une impatience suspecte (et quelques tics nerveux qui risquent de lui valoir sous peu l'étiquette de substance psychoactive), vous trouverez ci-joint le semainier de la semaine à venir (avouez que ça tombe plutôt bien d'un point de vue fonctionnel), de manière à illuminer un week-end que l'on nous annonce fort gris (ce qui tombe autrement moins bien).
Un semainier particulièrement coloré et placé, une fois de plus, sous le signe des voyages - même si on s'étonnera de le voir situer Rome en Italie, et Londres en Angleterre. Non mais de qui se moque-t-on ? Je ne vais pas vous rejouer la partition de la semaine dernière, mais de telles approximations géographiques me mettent hors de moi (dans l'Education Nationale, qui plus est ! Mesdames et Messieurs les professeurs, je vous invite à vous remettre en question D'URGENCE) !
Exceptionnellement, je vais solliciter votre indulgence et déroger à mes principes, en proposant un message d'accompagnement un peu particulier, loin de mes fantaisies habituelles et de mes phrases à rallonge. Il était important pour moi de rendre ici hommage à un grand bonhomme qui nous a quitté hier, et sans qui ce rendez-vous hebdomadaire n'existerait pas.
Digne héritier de Voltaire, Montesquieu, Queneau (si !), Terry Pratchett était l'un des derniers grands conteurs de notre temps (avec ses compatriotes Douglas Adams et Neil Gaiman) : un homme au parcours admirable, exemplaire, qui a su réconcilier le récit d'aventure populaire et la littérature qu'on qualifie "blanche" (celle qui est compliquée et qui boit sa soupe avec un petit doigt en l'air). Un auteur qui a toujours eu à coeur de rester accessible, sans pour autant renoncer à ses jeux de langue, de son, de sens, ni à amener entre ses lignes des réflexions d'une portée philosophique et d'un humanisme rares. Un artiste qui, par son humour so british et l'acuité de son regard critique (pourtant jamais négatif ou méchant), a su bousculer les a priori de son époque et mener sa petite révolution tout en douceur, en faisant de l'intelligence, du rire et de l'imaginaire des armes à sa mesure.
Si jamais, d'aventure, vous appréciez les petits messages dont j'émaille l'envoi des semainiers, que vous le connaissiez ou non, vous l'appréciez nécessairement à travers eux, car ils portent sa marque, tous, chacun à leur manière.
Il nous a quitté sur la pointe des pieds, ainsi qu'il le souhaitait, comme s'il avait lui-même écrit son épilogue ; et c'est sans doute la plus belle conclusion qu'on puisse rêver pour un écrivain si passionné. Mais c'est une perte immense pour la littérature, et tous ceux qu'il a su toucher, inspirer et faire réfléchir.
Aussi, afin de terminer sur une note plus plaisante, je vous propose un petit florilège de citations piochées bêtement sur la toile, en espérant qu'elles vous donneront envie de le lire ou de le relire :
"- Ce que j'aimerais être, mais alors vraiment, c'est un soc de charrue. Je ne sais pas en quoi ça consiste, mais ça me paraît une existence qui laisse une trace".
"Dans chaque vieux, il y a un jeune qui se demande ce qui s'est passé".
"Les mages ne croient pas aux dieux, de la même façon que la plupart des gens ne jugent pas indispensable de croire, disons, aux tables. Ils savent qu'elles sont là, qu'elles ont leur raison d'être, ils reconnaissent sûrement qu'elles ont leur place dans un univers bien ordonné, mais ils ne voient pas l'intérêt de croire, de déclamer à tous les vents : "Ô grande table, sans qui nous ne sommes rien."
De toute façon, soit les dieux sont là, qu'on y croie ou non, soit ils n'existent qu'en fonction de la croyance, alors, n'importe comment, autant oublier toutes ces histoires et, comme qui dirait, manger sur les genoux".
"Intellectuellement, Mustrum Ridculle conservait son poste (Archichancelier) pour deux raisons.
D'abord, il ne changeait jamais, jamais, d'avis sur rien.
Ensuite, il lui fallait plusieurs minutes pour comprendre toute nouvelle idée qu'on lui soumettait, ce qui est une qualité chez un chef, car l'idée qu'on essaye encore d'expliquer après deux minutes est sûrement importante mais celle qu'on laisse tomber au bout de quelques secondes est presque toujours une broutille pour laquelle on devrait s'abstenir d'embêter le monde".
(la suite, par là, parce que je suis parti pour vous copier la page entière : http://fr.wikiquote.org/wiki/Terry_Pratchett )
Vous souhaitant, comme il se doit, un week-end à dos de tortue géante (perché sur celui de quatre éléphants, cela va de soi),
Bonsoir à tous,
Comme attendu par chacun d'entre vous avec une impatience suspecte (et quelques tics nerveux qui risquent de lui valoir sous peu l'étiquette de substance psychoactive), vous trouverez ci-joint le semainier de la semaine à venir (avouez que ça tombe plutôt bien d'un point de vue fonctionnel), de manière à illuminer un week-end que l'on nous annonce fort gris (ce qui tombe autrement moins bien).
Un semainier particulièrement coloré et placé, une fois de plus, sous le signe des voyages - même si on s'étonnera de le voir situer Rome en Italie, et Londres en Angleterre. Non mais de qui se moque-t-on ? Je ne vais pas vous rejouer la partition de la semaine dernière, mais de telles approximations géographiques me mettent hors de moi (dans l'Education Nationale, qui plus est ! Mesdames et Messieurs les professeurs, je vous invite à vous remettre en question D'URGENCE) !
Exceptionnellement, je vais solliciter votre indulgence et déroger à mes principes, en proposant un message d'accompagnement un peu particulier, loin de mes fantaisies habituelles et de mes phrases à rallonge. Il était important pour moi de rendre ici hommage à un grand bonhomme qui nous a quitté hier, et sans qui ce rendez-vous hebdomadaire n'existerait pas.
Digne héritier de Voltaire, Montesquieu, Queneau (si !), Terry Pratchett était l'un des derniers grands conteurs de notre temps (avec ses compatriotes Douglas Adams et Neil Gaiman) : un homme au parcours admirable, exemplaire, qui a su réconcilier le récit d'aventure populaire et la littérature qu'on qualifie "blanche" (celle qui est compliquée et qui boit sa soupe avec un petit doigt en l'air). Un auteur qui a toujours eu à coeur de rester accessible, sans pour autant renoncer à ses jeux de langue, de son, de sens, ni à amener entre ses lignes des réflexions d'une portée philosophique et d'un humanisme rares. Un artiste qui, par son humour so british et l'acuité de son regard critique (pourtant jamais négatif ou méchant), a su bousculer les a priori de son époque et mener sa petite révolution tout en douceur, en faisant de l'intelligence, du rire et de l'imaginaire des armes à sa mesure.
Si jamais, d'aventure, vous appréciez les petits messages dont j'émaille l'envoi des semainiers, que vous le connaissiez ou non, vous l'appréciez nécessairement à travers eux, car ils portent sa marque, tous, chacun à leur manière.
Il nous a quitté sur la pointe des pieds, ainsi qu'il le souhaitait, comme s'il avait lui-même écrit son épilogue ; et c'est sans doute la plus belle conclusion qu'on puisse rêver pour un écrivain si passionné. Mais c'est une perte immense pour la littérature, et tous ceux qu'il a su toucher, inspirer et faire réfléchir.
Aussi, afin de terminer sur une note plus plaisante, je vous propose un petit florilège de citations piochées bêtement sur la toile, en espérant qu'elles vous donneront envie de le lire ou de le relire :
"- Ce que j'aimerais être, mais alors vraiment, c'est un soc de charrue. Je ne sais pas en quoi ça consiste, mais ça me paraît une existence qui laisse une trace".
"Dans chaque vieux, il y a un jeune qui se demande ce qui s'est passé".
"Les mages ne croient pas aux dieux, de la même façon que la plupart des gens ne jugent pas indispensable de croire, disons, aux tables. Ils savent qu'elles sont là, qu'elles ont leur raison d'être, ils reconnaissent sûrement qu'elles ont leur place dans un univers bien ordonné, mais ils ne voient pas l'intérêt de croire, de déclamer à tous les vents : "Ô grande table, sans qui nous ne sommes rien."
De toute façon, soit les dieux sont là, qu'on y croie ou non, soit ils n'existent qu'en fonction de la croyance, alors, n'importe comment, autant oublier toutes ces histoires et, comme qui dirait, manger sur les genoux".
"Intellectuellement, Mustrum Ridculle conservait son poste (Archichancelier) pour deux raisons.
D'abord, il ne changeait jamais, jamais, d'avis sur rien.
Ensuite, il lui fallait plusieurs minutes pour comprendre toute nouvelle idée qu'on lui soumettait, ce qui est une qualité chez un chef, car l'idée qu'on essaye encore d'expliquer après deux minutes est sûrement importante mais celle qu'on laisse tomber au bout de quelques secondes est presque toujours une broutille pour laquelle on devrait s'abstenir d'embêter le monde".
(la suite, par là, parce que je suis parti pour vous copier la page entière : http://fr.wikiquote.org/wiki/Terry_Pratchett )
Vous souhaitant, comme il se doit, un week-end à dos de tortue géante (perché sur celui de quatre éléphants, cela va de soi),
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Le secrétariat de direction
vendredi 27 février 2015
Le Mot du Coach (1)
Où l'on rédige le mot de clôture du deuxième numéro de la Gazette Sportive du collège, et où on réalise qu'écrire pour des ados, ça peut être très très compliqué, surtout quand on n'est pas sportif soi-même.
Bon alors on fait le compte, les p'tits gars.
Trois mois d'APPN, déjà,c'est le moment du premier bilan. Si vous le voulez bien, on va commencer par vérifier les bases ensemble.
Le matériel, d'abord.
Tout le monde a encore ses deux jambes ? Personne n'en a égarée une en route pendant un raid multisports ? Personne n'en a malencontreusement laissée une dans les vestiaires ? Attention, je veux que vous soyez vigilants, avec vos jambes. Je sais bien que même si vous en perdez une, il vous en restera toujours une autre de rechange, mais ce sera moins pratique pour le VTT, surtout dans les montées. Et ça ne rigole pas, les montées, en VTT, alors avec une jambe en moins, ce ne sera pas le pied, si vous voyez ce que je veux dire. Hors de question que je vous donne un coup de main : si vous n'avez pas votre matos, moi, ça me fera une belle jambe, vous n'aurez qu'à vous serrer les coudes entre vous, au lieu de vous tourner les pouces. Quand je vois combien vous êtes à perdre le nord en course d'orientation, ou à oublier votre tête sur le chemin du Collège, je me dis qu'une jambe en moins, ça peut vite arriver.
Bref.
Si vous avez tous vérifié que vous avez bien vos deux jambes, j'imagine qu'on peut en déduire que vous avez aussi vos deux genoux. C'est plutôt une bonne nouvelle parce qu'ils vous serviront encore l'année prochaine. Pareil pour les cuisses, les mollets, les poignets et les avant bras...
Oui, Kévin ?
Une question ? Comment on fait si on a ses deux jambes, mais juste un seul genoux ?
Je vois qu'on a un petit rigolo parmi nous, bravo, c'est tellement drôle que j'en ai mal aux côtes. Fais attention quand même, Kévin : je t'ai à l’œil, alors tiens-toi tranquille, ou je finirais par t'avoir dans le nez.... et tu finiras à l'index. Alors fais profil bas et ouvre grand tes oreilles ! J'en ai assez que tu prennes mes conseils par-dessus la jambe, alors que je m'efforce de prendre vos problèmes à bras le corps... La prochaine fois que tu voudras ralentir la cadence en triathlon, tu pourras toujours courir, mon petit père.
Maintenant qu'on est tous au point côté matériel, qu'on a constaté qu'on était toujours en un seul morceau, on va se donner rendez-vous à la rentrée. Alors d'ici là, soyez prudents, bande de casse-cou ! Je sens que certains d'entre vous vont profiter des vacances pour aller faire les zazous sur les pistes de ski, les pistes de rollers ou les pistes cyclables, et moi, je veux tous vous retrouver entiers à la rentrée.
Parce qu'à la rentrée, j'aime autant vous prévenir, il va y avoir du sport. Encore. Alors je veux récupérer des sportifs, moi, en janvier, pas une bande de bras cassés... Une bande de casse-pieds, à la rigueur, du moment que vous êtes encore en état de marcher. Pareil pour les entorses, d'ailleurs : faites-en à vos principes si vous voulez, comme on dit, mais pas ailleurs ! Et si vous abusez des chocolats à Noël, attention aussi aux crampes... d'estomac ! Vous risquez d'être mis à la diète parce que vous aurez abusé des bonnes choses, mais même avec dix kilos en trop, n'attendez pas que je vous fasse bénéficier d'un régime... de faveur. Je vous mettrais au pas, moi ! ça aidera à la digestion.
Ou bien je vous obligerais à chercher toutes les expressions et les jeux de mots cachés dans ce texte qui ont un rapport avec le corps humain ou avec le sport... et il y en a un paquet ! ça vous fera les pieds !
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Le secrétariat de direction
Bon alors on fait le compte, les p'tits gars.
Trois mois d'APPN, déjà,c'est le moment du premier bilan. Si vous le voulez bien, on va commencer par vérifier les bases ensemble.
Le matériel, d'abord.
Tout le monde a encore ses deux jambes ? Personne n'en a égarée une en route pendant un raid multisports ? Personne n'en a malencontreusement laissée une dans les vestiaires ? Attention, je veux que vous soyez vigilants, avec vos jambes. Je sais bien que même si vous en perdez une, il vous en restera toujours une autre de rechange, mais ce sera moins pratique pour le VTT, surtout dans les montées. Et ça ne rigole pas, les montées, en VTT, alors avec une jambe en moins, ce ne sera pas le pied, si vous voyez ce que je veux dire. Hors de question que je vous donne un coup de main : si vous n'avez pas votre matos, moi, ça me fera une belle jambe, vous n'aurez qu'à vous serrer les coudes entre vous, au lieu de vous tourner les pouces. Quand je vois combien vous êtes à perdre le nord en course d'orientation, ou à oublier votre tête sur le chemin du Collège, je me dis qu'une jambe en moins, ça peut vite arriver.
Bref.
Si vous avez tous vérifié que vous avez bien vos deux jambes, j'imagine qu'on peut en déduire que vous avez aussi vos deux genoux. C'est plutôt une bonne nouvelle parce qu'ils vous serviront encore l'année prochaine. Pareil pour les cuisses, les mollets, les poignets et les avant bras...
Oui, Kévin ?
Une question ? Comment on fait si on a ses deux jambes, mais juste un seul genoux ?
Je vois qu'on a un petit rigolo parmi nous, bravo, c'est tellement drôle que j'en ai mal aux côtes. Fais attention quand même, Kévin : je t'ai à l’œil, alors tiens-toi tranquille, ou je finirais par t'avoir dans le nez.... et tu finiras à l'index. Alors fais profil bas et ouvre grand tes oreilles ! J'en ai assez que tu prennes mes conseils par-dessus la jambe, alors que je m'efforce de prendre vos problèmes à bras le corps... La prochaine fois que tu voudras ralentir la cadence en triathlon, tu pourras toujours courir, mon petit père.
Maintenant qu'on est tous au point côté matériel, qu'on a constaté qu'on était toujours en un seul morceau, on va se donner rendez-vous à la rentrée. Alors d'ici là, soyez prudents, bande de casse-cou ! Je sens que certains d'entre vous vont profiter des vacances pour aller faire les zazous sur les pistes de ski, les pistes de rollers ou les pistes cyclables, et moi, je veux tous vous retrouver entiers à la rentrée.
Parce qu'à la rentrée, j'aime autant vous prévenir, il va y avoir du sport. Encore. Alors je veux récupérer des sportifs, moi, en janvier, pas une bande de bras cassés... Une bande de casse-pieds, à la rigueur, du moment que vous êtes encore en état de marcher. Pareil pour les entorses, d'ailleurs : faites-en à vos principes si vous voulez, comme on dit, mais pas ailleurs ! Et si vous abusez des chocolats à Noël, attention aussi aux crampes... d'estomac ! Vous risquez d'être mis à la diète parce que vous aurez abusé des bonnes choses, mais même avec dix kilos en trop, n'attendez pas que je vous fasse bénéficier d'un régime... de faveur. Je vous mettrais au pas, moi ! ça aidera à la digestion.
Ou bien je vous obligerais à chercher toutes les expressions et les jeux de mots cachés dans ce texte qui ont un rapport avec le corps humain ou avec le sport... et il y en a un paquet ! ça vous fera les pieds !
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Le secrétariat de direction
Un voyage inattendu
Où l'on ne passera pas, même si nous fuyons, fou que nous sommes (et comprenne qui pourra).
Ceux d'entre vous qui rentrent tout juste de Mogadiscio (ne faites pas les innocents, j'ai les noms) ne seront pas dépaysés la semaine prochaine, puisque le Collège Jean Roucas se mettra à l'heure Italienne (au sens figuré. N'allez pas en profiter pour tripatouiller vos réveils) en accueillant les correspondants de l'échange scolaire avec Cascina.
Le thème du message d'accompagnement du semainier aurait donc été tout trouvé, avec pâtes fraîches et mamamia à tous les étages (aucun cliché ne vous aurait été épargné !), si seulement j'avais eu ne serait-ce que quelques minutes à y consacrer. Hélas, il faut se rendre à l'évidence : à cette heure-ci, je devrais être chez moi.
Aussi me trouvé-je contraint d'opter pour la sobriété (boire ou écrire, il faut choisir) et d'en revenir aux formulations plus institutionnelles, quitte à me faire aussi plus ennuyeux. L'occasion pour moi de vous rappeler notre mot d'ordre, que vous aurez à cœur de psalmodier allègrement trois fois par jour (toute ressemblance avec un mantra existant et ayant existé ne serait que - hum, hum -, purement fortuite).
Semainier ci-joint, vous l'aurez compris.
Faites-en bon usage.
Si vous l'ouvrez plus de deux fois par heure, ou si vous commencez à l'appeler "Mon Précieux", il faudra consulter.
Excellent week-end à vous et méfiez-vous des vieux bonhommes coiffés d'un chapeau pointu !
Ceux d'entre vous qui rentrent tout juste de Mogadiscio (ne faites pas les innocents, j'ai les noms) ne seront pas dépaysés la semaine prochaine, puisque le Collège Jean Roucas se mettra à l'heure Italienne (au sens figuré. N'allez pas en profiter pour tripatouiller vos réveils) en accueillant les correspondants de l'échange scolaire avec Cascina.
Le thème du message d'accompagnement du semainier aurait donc été tout trouvé, avec pâtes fraîches et mamamia à tous les étages (aucun cliché ne vous aurait été épargné !), si seulement j'avais eu ne serait-ce que quelques minutes à y consacrer. Hélas, il faut se rendre à l'évidence : à cette heure-ci, je devrais être chez moi.
Aussi me trouvé-je contraint d'opter pour la sobriété (boire ou écrire, il faut choisir) et d'en revenir aux formulations plus institutionnelles, quitte à me faire aussi plus ennuyeux. L'occasion pour moi de vous rappeler notre mot d'ordre, que vous aurez à cœur de psalmodier allègrement trois fois par jour (toute ressemblance avec un mantra existant et ayant existé ne serait que - hum, hum -, purement fortuite).
- Un Semainier pour les informer tous
- Un Semainier pour les aider à planifier
- Un Semainier pour les amener tous,
- Et dans l'Education Nationale les lier
- Au pays de Jean Roucas où s'étendent les Concertations Actives 4ème.
Semainier ci-joint, vous l'aurez compris.
Faites-en bon usage.
Si vous l'ouvrez plus de deux fois par heure, ou si vous commencez à l'appeler "Mon Précieux", il faudra consulter.
Excellent week-end à vous et méfiez-vous des vieux bonhommes coiffés d'un chapeau pointu !
--
Le secrétariat de direction
Notice explicative : on aura, bien entendu, relevé les références au Seigneur des Anneaux. Il est toutefois important de noter la mention de Mogadiscio, ici située par erreur en Italie. Erreur aussi grossière qu'impardonnable, qui deviendra par la suite un inépuisable running gag personnel.
lundi 9 février 2015
Prison break(down)
Où on remet le couvert avec les journées de permanence administrative, et où on le vit super bien.
Cher professeur du Collège Jean Roucas,
Tu es en vacances, je le sais.
Ne me mens pas.
J'entends le cri des mouettes et le bruit du ressac en arrière plan.
(Ou bien c'est qu'il est temps pour toi d'acheter un nouveau lave-vaisselle)
(Ou d'arrêter le Karaoké)
(D'URGENCE).
Je t'imagine, alors, rayonnant(e) comme jamais, profitant d'un repos gagné à la sueur du front d'élèves récalcitrants, installé quelque part du côté de Mogadiscio (ou de toute autre ville exotique que je serais incapable de situer sur un planisphère, Grenoble incluse), étendu(e) de tout ton long dans un hamac en fibres 100 % naturelles issues du commerce équitable (tressé en Seine St Denis par d'authentiques shamans guatémaltèque), ou bien en trekking sauvage à flan de Vésuve, une fleur dans tes cheveux, et la mer, et le ciel dans ton regard (qui n'a jamais été si bleu, j'en jurerai, quelle qu'ait été sa couleur d'origine) ; ou même, pourquoi pas, soyons fous, en train de siroter un double Martini on the rocks (l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, l'abus de cailloux aussi, ayez soif de modération) au bras de cette charmante actrice italienne dont le nom m'échappe mais qui, en son temps, aura fait tourner quelques têtes et causé quelques lumbagos (ou à celui de George Clooney, si tu préfères, à déguster un nespresso-what-else qu'il rêve de te piquer - mais chut, je ne t'ai rien dit !), pendant que moi, si triste, si seul, je suis assis à mon bureau au 2 rue de Valsoleil, dans mon vieux pullover élimé, tout entier occupé à tenter de faire abstraction du soleil dans mon dos (celui-là même qui me commande de tout plaquer pour m'en aller gambader dans la nature aux côtés des petits lapinous) ou, à défaut, de chasser de mon esprit l'air qui s'y est logé, souvenir d'une vieille chanson passée de mode qui sonnait un peu comme ceci :
"Est-ce que tu viens pour les vacances ?
Moi je n'ai pas changé d'adresse
Je serais, je pense
Un peu en avance
Au rendez-vous du semainier hebdomadaire (rime riche)
Je reviendrais photocopier
Une fiche de paie, un arrêté
Puis j'irais me prendre un café
En revenant de ton casier".
Aussi serais-je en droit d'en concevoir de l'amertume, de t'en vouloir, te jalouser, te détester (et même de fabriquer de petites poupées en pailles à ton effigie). Ce serait légitime. Aucune cour de justice n'aurait le coeur de le retenir contre moi. Mais ce n'est pas mon genre. Je suis plus cruel et mesquin que ça, moi. Raison pour laquelle je t'envoie ci-joint, en justes représailles, un petit avant-goût de ce qui t'attend, bientôt.
TRES bientôt.
Mais pas trop, heureusement.
En te souhaitant aussi, sans plaisanter cette fois, des vacances reposantes et pleines de bons moments.
--
Le secrétariat de direction
Cher professeur du Collège Jean Roucas,
Tu es en vacances, je le sais.
Ne me mens pas.
J'entends le cri des mouettes et le bruit du ressac en arrière plan.
(Ou bien c'est qu'il est temps pour toi d'acheter un nouveau lave-vaisselle)
(Ou d'arrêter le Karaoké)
(D'URGENCE).
Je t'imagine, alors, rayonnant(e) comme jamais, profitant d'un repos gagné à la sueur du front d'élèves récalcitrants, installé quelque part du côté de Mogadiscio (ou de toute autre ville exotique que je serais incapable de situer sur un planisphère, Grenoble incluse), étendu(e) de tout ton long dans un hamac en fibres 100 % naturelles issues du commerce équitable (tressé en Seine St Denis par d'authentiques shamans guatémaltèque), ou bien en trekking sauvage à flan de Vésuve, une fleur dans tes cheveux, et la mer, et le ciel dans ton regard (qui n'a jamais été si bleu, j'en jurerai, quelle qu'ait été sa couleur d'origine) ; ou même, pourquoi pas, soyons fous, en train de siroter un double Martini on the rocks (l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, l'abus de cailloux aussi, ayez soif de modération) au bras de cette charmante actrice italienne dont le nom m'échappe mais qui, en son temps, aura fait tourner quelques têtes et causé quelques lumbagos (ou à celui de George Clooney, si tu préfères, à déguster un nespresso-what-else qu'il rêve de te piquer - mais chut, je ne t'ai rien dit !), pendant que moi, si triste, si seul, je suis assis à mon bureau au 2 rue de Valsoleil, dans mon vieux pullover élimé, tout entier occupé à tenter de faire abstraction du soleil dans mon dos (celui-là même qui me commande de tout plaquer pour m'en aller gambader dans la nature aux côtés des petits lapinous) ou, à défaut, de chasser de mon esprit l'air qui s'y est logé, souvenir d'une vieille chanson passée de mode qui sonnait un peu comme ceci :
"Est-ce que tu viens pour les vacances ?
Moi je n'ai pas changé d'adresse
Je serais, je pense
Un peu en avance
Au rendez-vous du semainier hebdomadaire (rime riche)
Je reviendrais photocopier
Une fiche de paie, un arrêté
Puis j'irais me prendre un café
En revenant de ton casier".
Aussi serais-je en droit d'en concevoir de l'amertume, de t'en vouloir, te jalouser, te détester (et même de fabriquer de petites poupées en pailles à ton effigie). Ce serait légitime. Aucune cour de justice n'aurait le coeur de le retenir contre moi. Mais ce n'est pas mon genre. Je suis plus cruel et mesquin que ça, moi. Raison pour laquelle je t'envoie ci-joint, en justes représailles, un petit avant-goût de ce qui t'attend, bientôt.
TRES bientôt.
Mais pas trop, heureusement.
En te souhaitant aussi, sans plaisanter cette fois, des vacances reposantes et pleines de bons moments.
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