Mais qu'est-ce donc qu'un semainier ? Excellente question, l'internaute, à laquelle te répondra la petite icône en haut à droite, ou bien la barre latérale du blog, si tu navigues sur un PC de riche avec un écran grand comme la Baltique.

vendredi 11 septembre 2015

Sport Billy

Où l'on prépare la première alerte incendie de l'année conjointement avec la journée du sport scolaire, et où il y a peut-être un lien entre les deux.


Cette semaine, à Jean Roucas, il va y avoir du sport.

Non, sérieusement. Ce n'est pas qu'une façon de parler.

Du vrai sport, avec des vrais sportifs dedans.

Non seulement les entraînements sur plage méridienne démarrent dès ce lundi (avec Mme Ferrer pour ouvrir la danse, au sens propre), mais le mercredi qui vient sera également placé sous le signe de l'effort physique (son intitulé de "Journée du Sport Scolaire" ne prêtant pas vraiment à confusion).

Les élèves de 6ème qui, on le sait, aiment bouger dans tous les sens, vont enfin le pouvoir en tout impunité !

On vous conseille donc de vous maintenir en forme ce week-end, histoire d'être bien dans vos baskets et, surtout, surtout, de ne pas perdre le rythme de l'établissement (peut-être, oui, que ce sera du luxe, mais ça vaut mieux qu'une luxation).

N'aller pas forcer pour autant, car vous aurez besoin de toute votre énergie et votre sang-froid pour concourir dans la catégorie "première alerte-incendie de l'année".

Que les corps s'échauffent, pour éviter les crampes (d'estomacs comprises), mais surtout pas les esprits !

Pour ce faire, nous vous conseillons de pratiquer quelques activités de remise en forme agrées, telles que le roulé-boulé en canapé, le rampé sur le tapis jusqu'à la télécommande, le porté de polochon ou les abdos des oreilles (à muscler avec du heavy metal, ou du stromae en boucle, ce qui est beaucoup plus violent).

Il y aura de la sueur, oui, mais pour éviter qu'elle soit froide, ce nouveau semainier vous livre le calendrier des épreuves à quelques jours du coup d'envoi.
Pour le reste, comment vous dire ça sans être blessant... vous pourrez toujours courir.

Vous souhaitant un week-end plein de vitamine C,

Bien cordialement,

--


Le secrétariat de direction

vendredi 4 septembre 2015

Radio Nostalgie

Où l'on a à peine repris que c'est comme si on ne s'était jamais arrêté.


Les vacances ne sont plus qu'un lointain souvenir.

Quelques images, quelques fragrances vous reviennent par moment, mais floues, fades, sans relief, en noir et blanc, comme un film Bulgare diffusé sur Arté en sous-titré allemand vers trois heures du matin.

José, le beau guide Andalou sans qui vous n'auriez pas survécu à votre trek sauvage dans les rues de Limoge, et que vous vous étiez promis de ne pas oublier, n'est plus qu'un sourire colgate collé sur une chemise ouverte.

Le soleil faiblit.

Les températures baissent.

On voudrait prolonger, on le voudrait vraiment, mais les Cornetto vanille-nougat de la place des Moines n'ont plus la même saveur.

La morosité s'installe.

A quand remontent-elles, ces vacances chéries ?

Une semaine, vraiment ?

Un mois ?

Un an ?

Un millénaire ?

Ont-elle eut lieu, seulement ?

En votre coeur, un doute existentiel grandit.

Avec ce doute, une angoisse.

L'espace d'un instant, vous hésitez à appeler la Fnac pour commander du Nietzsche (mais en bande dessinée, parce qu'on n'a repris que depuis quatre jours. La version La Pléiade, ce sera pour octobre) ou à tomber dans votre canapé pour regarder les Anges de la Téléréalité (cette émission qui, à elle seule, justifie l'existence de l'Education Nationale et, incidemment, de votre beau métier).

Et puis arrive le semainier dans votre boîte-mail et là, d'un clic,c'est une véritable déferlante d'émotions qui vous submerge : de nouvelles couleurs, plus éclatantes, plus vives et plus... euhhh... vertes, surtout (avec un peu de jaune pour le côté festif) prennent le relais et insufflent leur gaieté au monde ; la fragrance de l'encre sur le papier ravit les narines de celles et ceux qui ont le bon goût d'imprimer cette petite oeuvre d'art pour la vendre ensuite sur Ebay. Quelque chose en elle vous rappelle José. Un je-ne-sais-quoi d'enjoué, un je-ne-sais-quoi-d'avenant, un je-ne-sais-quoi-de-chemise-ouverte.

Ou bien est-ce le luxe de détail avec lequel elle vous détaille la semaine à venir ?

Pourtant, le semainier n'est pas qu'un guide. C'est une philosophie. C'est Platon, qui sort de la caverne une serviette de plage autour de la taille.

Surtout, surtout, c'est le top départ d'un week-end, que je vous souhaite rassérénant.

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Le secrétariat de direction

vendredi 28 août 2015

One more time

Où l'on relance la machine administrative, et où c'est un Diesel.



A l'attention de l'ensemble du personnel du Collège Jean Roucas



Enfin, soupirez-vous d'aise.

Enfin, il est là.

Pendant quelques secondes, vous peinez à y croire. Une joie ineffable vous submerge et balaie votre mélancolie comme une lame de fond. Vos yeux, soudain, brillent avec plus d'éclats qu'un sapin de Noël.

Pendant tant de minutes, de tant d'heures, de tant de jours, de tant de semaines de vacances, vous en avez rêvé.

De nuit, de jour. De Damas à Acapulco, en passant par le Jurassic Park de l'Ardèche profonde.
Ses couleurs chatoyantes. Ses cliparts raffinés. Ses cases rectangulaires alignées avec une rigueur martiale.

Oh oui, bien sûr, vous avez apprécié le farniente, les randos, le soleil - peut-être même les grasses matinées, pour les plus chanceux d'entre vous - mais toujours, au fond de vous, vous ressentiez ce vide, comme un léger picotement derrière la nuque, comme une démangeaison de l'âme qui venait vous rappeler, encore et encore, que vous n'étiez pas pleinement satisfaits, qu'il vous manquait quelque chose.

En l’occurrence : qu'il vous manquait lui. Tel un ami perdu de vue, un mentor, un prince charmant imaginaire...

Combien de fois avez-vous bougonné, trépigné, bouillonné intérieurement en vous remémorant son glorieux souvenir hebdomadaire ?

Combien de fois avez-vous ouvert votre boîte-mail académique "des fois que" ?

"Au cas où" ?

Soyez honnête avec vous-même : vous n'en pouviez plus d'aspirer à le retrouver.

Ou pas ?

Quoi qu'il en soit - que vous l'ayez souhaité, désiré, appelé de vos voeux ou, au contraire, craint dans le secret silence de vos nuits d'insomnies- , il est là et bien là.

Comme le veut une longue et émouvante tradition administrative, il vous détaille par le menu cette première semaine d'une nouvelle année scolaire que nous vous souhaitons riche en expériences et en satisfactions, qu'elles soient professionnelles ou personnelles.

Profitez bien de ce dernier week-end pour aller faire du saut à l'élastique dans le Vercors, voler des amphores au fond des criques, faire la cour à des murènes, écouter du Alain Bashung - que sais-je encore ? - , et rendez-vous lundi, tout sourire, pour la suite des réjouissances.

Bien cordialement,


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 Le secrétariat de direction

vendredi 26 juin 2015

Dépôt de bilan

Où l'on célèbre dignement un an de semainiers et de mots d'accompagnement.



Toute l'équipe de Semainier Hebdomadaire Magazine profite de ce dernier numéro de l'année pour remercier ses lecteurs de leur fidélité sans faille, ainsi que leurs nombreux dons en espèce de la main à la main - qui nous ont permis de rouler toute l'année en Safrane ("Youhou !", avons-nous envie de crier).

Je parle au nom de tous quand j'écris qu'il est important pour notre comité rédactionnel de savoir que nous sommes lus avec assiduité, tout particulièrement la rubrique Eco-Geste qui est, nous a-t-on dit, votre préférée. A en croire les sondages, vous êtes au moins trois à la consulter régulièrement (dont deux à jeun, ce qui n'est pas rien). Nous vous remercions également pour votre abondant courrier, qui a nourri notre motivation tout au long de l'année et nous a permis de tenir bon, à une époque où la presse n'a plus bonne elle-même (si l'on nous passe ce barbarisme).

L'heure n'étant pas encore aux effusions, aux au-revoir, aux larmes et aux "Liehd, que va devenir notre vie sans vous pendant ces mois d'été ?", nous ne résistons pas à l'envie de vous rendre hommage en citant les plus emblématiques et gratifiantes de vos missives, en commençant par la plus poignante :

"Bonjour. Veuillez retirer mon adresse-mail de votre liste de diffusion, je ne suis pas intéressé par vos produits".

"Depuis que je lis régulièrement Semainier Hebdomadaire Magazine, plus besoin de yaourt au bifidus actif, je fais de sacrées économies".

"La rubrique Eco-Geste a changé ma vie. Je fais la vaisselle dans mon bain et je joins ainsi l'utile à l'agréable".

"Je ne plaisante pas. Retirez mon adresse-mail de votre liste de diffusion tout de suite ou j'en appelle à la CNIL".

"Ce que j'aime avec le semainier, c'est qu'il me rappelle qu'on est vendredi soir et que lundi matin est encore loin".

"Je vais peut-être passer pour un rabat-joie mais je ne trouve pas ces messages d'accompagnement très professionnels. Ils manquent sensiblement de mots en latin et de formules toutes faites. En vous remerciant pour l'attention que vous accorderez de facto à mon message, je vous prie d'agréer ex nihilo l'expression de mes sentiments les plus distingués. Cogito Ergo Sum".

"Votre compte gmail a été pirater merci de te connectez sur l'adresses suivante pour dévérouyer notre sistaime de sécuriter en tappant votre numéro de la carte tout bleue de dedans ton sac à main. Cordialement l'équipe de gmail community manager online aux Etats de l'Amérique Unie".

"Vous devriez songer à écrire. Au début, toutes ces lettres qui forment des mots, ça vous paraîtra sans doute un peu compliqué mais d'ici dix-quinze ans, vous maitriserez les bases".

"Je t'préviens pour la dernière fois, petit malin, t'enlève mon adresse mail de ta ******** de liste de diffusion de ************ ou je débarque chez toi et je vole un enjoliveur de ta Safrane".

"Monsieur Secrétariat de Direction, je vous adore, vous êtes mon idole. Votre charisme, votre modestie, votre présence, votre aisance en public et votre beauté du diable me font tourner la tête. Si cela ne tenait qu'à moi, on vous accorderait une augmentation de 400% (au moins), une Fuego (plutôt qu'une Safrane), 10 euros, un mars et plein de photos mignonnes avec des chatons mignons comme vous".

"Bon, d'accord, j'avoue, c'est moi qui ait rédigé le précédent message (signé : le Secrétariat de Direction Mignon comme un Chaton du Diable)".

"Ah mais il fallait ouvrir ces mails ? Aux temps pour moi, je croyais que c'était des spams".

Et enfin, notre préféré :

"Excellent week-end à tous, et rendez-vous lundi pour votre der des der session 2014-2015. Merci à tous d'avoir supporté stoïquement un an d'élucubrations quasi-hebdomadaires de ma part !".

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Le secrétariat de direction

vendredi 19 juin 2015

Réunions familiales solennelles

 Où les professeurs restent fidèles au poste (ils y sont un peu obligés) mais les élèves, beaucoup moins (même s'ils y sont obligés aussi, en théorie), les voyages à l'étranger tant beaucoup moins chers quand on réserve mi-juin.


A toi, oui, toi qui, chaque vendredi soir, soupires et désespères à l'idée de passer deux jours oisifs loin des coursives du Collège, tel Romeo séparé de Juliette, Simon sans Garfunkel ou Tom Hanks sur une île déserte, réduit à faire cours à une salle entière remplie de ballons gonflables (ceux qui ont vu le film comprendront, les autres devront attendre lundi pour me demander des explications).

Toi qui te connectes à Sconet en secret, le samedi soir, dans les vestiaires du Macumba, juste pour avoir ta dose d'Education Nationale quotidienne, et qui pestes parce que la page mouline dans le vide.

Toi qui sens comme un vide dans ton cœur quand tu n'entends plus ni brouhaha, ni éclats de voix, ni grossières joyeusetés lancées au détour d'un couloir bondé (au mépris, souvent, des principes de biologie les plus élémentaires), et qui vis la paix du silence comme un acouphène. Toi qui rêve d'une semaine de sept jours travaillés et d'années bissextiles, je dédie cette bonne nouvelle : contrairement aux apparences et comme te le confirmera le semainier ci-joint, non, l'année scolaire n'est pas terminée.

Oh, bien sûr, pendant que nous serons tous enfermés qui dans nos salles de cours, qui dans nos bureaux respectifs (oui, j'essaie d'écrire comme Victor Hugo. Vous me direz si c'est convaincant), nombre de vos petits protégés seront déjà en train qui de bronzer sur les plages de Bali, qui de faire du Windsurf à Hawaii, qui de sauter en parapente du haut de la Cordillère des Andes ou qui de goûter aux joies simples d'une "réunion familiale solennelle", comme l'appellent les initiés, sur une terrasse en stuc à 200 mètres de l'outback Australien... nous pourrions même en concevoir quelque envie légitime - nous qui n'irons pas plus loin que le Vercors dimanche pour une rando dans les cailloux.

Mais réjouissons-nous, au contraire, de nous retrouver tous ensemble, dès lundi, aux premières lueurs de l'aube, les paupières lourdes d'un sommeil guillotiné par un réveil d'humeur révolutionnaire (il n'y a que les aristocrates qui dorment au-delà de 6 heures du matin) pour avancer ensemble, fièrement, mains dans la main, dans les tranchées (nobles mais semées d'embûches) de la reconquête du mois de juin.

Vous souhaitant un excellent week-end pas-trop-travaillé-non-plus,

Bien cordialement,

--


Le secrétariat de direction


Notice explicative : la "réunion familiale solennelle" est l'équivalent parental du chien qui a mangé le carnet de correspondance. Elle justifie les absences anticipées de leurs progéniture, et a souvent lieu dans un pays où il fait chaud, une ou deux semaines avant les vacances. En qualité de personnel administratif rigoureux, je suis tenu de faire semblant d'y croire avec beaucoup de conviction.

vendredi 12 juin 2015

ça s'en va et ça ne revient plus.

Où les élèves commencent déjà à partir en vacances et où ça sent déjà les congés d'été, mais pas pour tout le monde.


Que vous dire, là, maintenant, tout de suite, alors que les couloirs se vident inexorablement, et que le silence tombe sur le collège ?

Nous sommes vendredi soir, mon esprit est comme enveloppé dans du coton, enroulé dans du papier bulle et posté en colissimo vers de plus vertes (et, surtout, plus reposantes) contrées. Mes doigts fourbus peinent à frapper les touches du clavier face à moi - comme autant d'Everest en plastique qu'ils gravissent avec maladresse. Mon index gauche vient de défaillir à cause du manque d'oxygène. Mon pouce droit souffre de malnutrition (mon auriculaire lui a mangé ses rations lors du dernier bivouac).

En vain, j'essaie de rassembler quelques pensées confuses, éparses, mais impossible de reconstituer le puzzle. Après cette nouvelle semaine de marathon administratif (et autant vous le dire tout net : j'ai toujours été nul en sports), c'est à peine si je perçois encore, en lisière de mon subconscient, des mots tels que "rentrer", "pantoufles" ou "TF1" (la seule chaîne que j'arrive encore à comprendre - à peu près - quand je rentre le soir. A mon grand désespoir, d'ailleurs).

Avec, en arrière-plan, ces trois petits mots, répétés à l'envi, qui semblent vouloir me délivrer quelque message céleste :

"Les".

"Vivement".

"Vacances".

Que peuvent-ils signifier ?

Si seulement j'arrivais à les remettre en ordre, mon petit doigt (le dernier qui fonctionne encore) me dit que j'y trouverais la réponse à la vie, l'univers et au reste. Rien de moins.

Seulement voilà, nous sommes vendredi soir, mes mains ne répondent plus, mon esprit est resté bloqué en gare de triage de Morillon-sur-Bieuvre...

J'ai beau faire, la page reste blanche, rien ne vient. Par conséquent, c'est moi qui m'en vais.

Mais pas sans vous avoir souhaité un excellent week-end, ni vous avoir fait parvenir ci-joint votre nouveau semainier.

Bien cordialement,

--


Le secrétariat de direction

vendredi 5 juin 2015

Que Calor !

 Où les températures commencent à grimper et où on n'a toujours pas la clim' dans les bureaux.



Il est tout nouveau, il est tout beau (merci, vertigineuse palette de couleurs Microsoft Excel, qui me permet de me transformer une fois par semaine en Picasso des temps modernes !), mais surtout, surtout, IL EST TOUT CHAUD, le semainier de la semaine 24 ! (notamment au niveau du marron, car comme chacun sait : chaud, le marron, chaud...) (oui, j'ai honte, pardon, c'est la faute au thermostat).

Compte tenu de la météo, si caliente soit-il (comme on dit du côté de Mogadiscio), il aura beaucoup de mal à faire monter davantage la température, mais cela ne l'empêche pas de dégouliner littéralement d'informations utiles et de perspectives professionnelles quasi-caniculaires (quoi de plus proche d'une insolation, en effet, qu'un conseil de classe de 18h à 19h ?). De quoi envisager la brûlante actualité des jours à venir en gardant la tête froide.

Et si ces informations ne seront pas particulièrement rafraîchissantes, hormis pour ceux qui brûlent d'une passion enfiévrée pour leur travail, l'éco-geste de cette semaine devrait y remédier un peu.

Vous souhaitant un excellent week-end, aussi tempéré que possible (dans la limite des stocks disponibles), je fonce me mettre au frais (pas le temps d'écrire un vrai message cette semaine, je suis désolé si ça jette un froid)...

Bien cordialement,


--


Le secrétariat de direction

Les voyages forment la jeunesse

 Où ça ne s'arrange pas niveau fatigue mais où ce qui a été promis la semaine précédente a été promis...   Bonsoir à tous, Je n...