Mais qu'est-ce donc qu'un semainier ? Excellente question, l'internaute, à laquelle te répondra la petite icône en haut à droite, ou bien la barre latérale du blog, si tu navigues sur un PC de riche avec un écran grand comme la Baltique.

vendredi 10 février 2017

Feux d'alarme


 Où l'on n'a pas vraiment le temps mais où il faut bien annoncer l'exercice incendie quand même. Un seul mot d'ordre : finesse et subtilité (oui, bon d'accord, ça fait deux, mais je ne vous en facturerai qu'un. Elle est pas belle, la vie ?).




Bon alors comme je vous aime bien (certes, peut-être pas au point de vous déclarer ma flamme, mais quand même), je ne vais pas vous mentir : le planning de la semaine prochaine est bouclé, il est joint à cet envoi, mais pour ce qui est de l'accompagner d'un des petits mots flamboyants dont j'ai le secret, cette semaine encore, ça va être chaud bouillant, comme disent les jeunes (ou chaud patate, comme disent les jeunes amateurs de raclette).


Il y aurait pourtant beaucoup à dire sur la brûlante actualité de ce qui vous attend la semaine prochaine. Sans vouloir souffler sur les braises, je me contenterai de faire remarquer qu'il n'y a pas de fumée sans feu. Malgré l'absence des 3ème (qui, je le sais, vous consumera) pour cause de stage en entreprise, il vous faudra avoir pon pied bon oeil, un rien suffirait à mettre le feu aux poudres.


Et si, par extraordinaire, vous n'avez pas saisi le message subliminal que j'essaie de vous faire passer, sans attirer l'attention des censeurs façon Fahrenheit 451, je vous invite à reporter votre attention sur la journée de vendredi, qui vous réserve une surprise propre à conclure la semaine sur un feu... d'artifice !


Vous souhaitant un week-end tout feu tout flamme,

Bien chaleureusement,


--




Le secrétariat de direction

vendredi 27 janvier 2017

Nouvelle formule

Où qui ne tente rien n'a rien, mais où la fortune ne sourit pas à toutes les audaces.



Madame, Monsieur,




Par courrier électronique en date du 23 janvier, nous vous avons informé des profonds changements que votre semainier hebdomadaire allait connaître dans les jours à venir, du fait de notre volonté d'adapter notre formule aux exigences d'un monde moderne en constante mutation, et de notre détermination à vous proposer un service optimum - sans pour autant y sacrifier une exigence formelle que vous avez maintes fois plébiscitée.


Pour rappel, le succès fulgurant (autant qu'inattendu) de son petit mot d'accompagnement, couplé à l'augmentation du coût de la vie,  nous contraint à mettre en place deux formules distinctes :

- L'une, toujours 100% gratuite (et sans engagement de votre part), vous proposant le semainier complet, tout en couleur, le jour de sa publication, accompagné d'un message administratif générique.

- L'autre, réservé aux souscripteurs (dès 10 euros par mois), proposant également chaque vendredi un de ces petits mots amusants dont vous êtes si friands, TOTALEMENT INÉDIT, ainsi que toutes les contreparties virtuelles relatives au palier d'investissement que vous aurez choisi (ainsi, les généreux donateurs accédant le statut de "Mécène du Roy" - à partir de 120 euros par mois - auront le privilège d'apparaître en guest star dans trois de ces textes, un cadeau idéal à offrir... et à s'offrir !).

A notre grand regret, vous n'avez pas souhaité souscrire à notre offre payante, aussi nous trouvons-nous forcés de mettre fin ici à votre abonnement hebdomadaire.


Sachez que nous sommes cependant heureux d'avoir eu la chance de faire un bout de chemin avec vous sur cette longue route pavée d'embûches qu'est l'Education Nationale, et que nous serions ravis de vous compter à nouveau parmi nous si toutefois vous deviez changer d'avis dans un proche avenir.


Dans l'attente, comme convenu, veuillez trouver ci-joint le planning de la semaine prochaine.

Vous en souhaitant bonne réception, ainsi qu'un bon week-end,





Bien cordialement,

--

Le secrétariat de direction

vendredi 20 janvier 2017

Parts et départs


 Où il est question de l'avenir de l'établissement, à moyen comme à très court terme, et où l'on redéfinit les priorités.



Bonjour à tous,




Comme attendu, veuillez trouver ci-joint le planning de la semaine du 21 au 27 janvier qui sera, comme vous pourrez le constater en ouvrant la pièce jointe, particulièrement chargée.

Compte tenu des perspectives de rentrée et des nombreux changements qui en découleront, il me paraîtrait déplacé de donner à ce message d'accompagnement le ton léger habituel.


Professeurs, agents, personnels administratifs, nous sommes tous conscients des enjeux, car c'est notre quotidien commun qui va s'en trouver bouleversé.

Avec la réception des données de la Dotation Globale, et l'ouverture imminente du nouveau collège, il apparaît urgent d'interroger nos souhaits, envies, aspirations et de les confronter avec la réalité du "faisable" et de l'"envisagé".

A cette fin, tout au long de la semaine, les équipes pédagogiques  rencontreront à tour de rôle Mme la Principale afin d'évoquer avec elle la...

...d'évoquer avec elle la...

...d'évoquer avec...

...d'évo...

HA NON MAIS DITES-MOI PAS QUE C'EST PAS VRAI !

QU'EST-CE QUE JE VOIS ?

C'EST "GALETTE DU PERSONNEL", MARDI ? !

Je veux dire...

"Galette"... comme dans "galette des rois" ?

Ce qui implique, par voie de conséquence...

DU SUCRE !

DE LA PÂTE FEUILLETÉE !


Et même...

DE LA FRANGIPANE !
Ce don des dieux, qui élève l'homme au-delà de lui-même, par le truchement d'une transcendance gustative proche de la transe druidique ! Ce lien sacré qui nous relie à l'univers dans ce qu'il a de plus grandiose sur le plan des papilles ! Cette nébuleuse de saveurs qui tournoie sur elle-même en un fou tourbillon de nuances calorifères, et s'achève en Big Crunch comme il se doit !

Et cette douce tiédeur, encore, qui vous réchauffe doucement le bout des doigts, comme le baiser d'un ange, pétille un peu sur le bout de la langue, y exécute une danse, sur la pointe de ses petits petons piétinants, et d'une révérence, vous rassérène l'âme -  même si plus personne n'utilise ce verbe aujourd'hui et si ma place est dans un musée.

Sans parler, enfin (mais parlons-en quand même parce que je suis payé à la ligne), de cette couronne dorée qui m'échoit invariablement, fève ou pas fève, et que vous aurez à coeur de m'offrir si vous êtes les heureux élus.

Qui peut encore ce soucier de ces peccadilles : Dotation Horaire, Temps Partiels, Effectifs et j'en passe, QUAND IL Y A GALETTE DES ROIS AU PROGRAMME ? !

Humez l'air. Je suis sûr que, comme moi, vous pouvez la sentir, comme vous pouvez sentir par anticipation le poids subtil d'une part entre vos mains.
En tendant l'oreille, vous pouvez même entendre sa pâte croustiller, j'en suis sûr, alors qu'elle s'effrite délicatement.
Comment rester de marbre à l'idée de son dos luisant, bombé, parfait, ou de sa rotondité de grande dame ? 

Je... je crois bien que je l'aime (déjà).


Vous souhaitant un week-end à saliver,


Bien cordialement,



--




Le secrétariat de direction

vendredi 13 janvier 2017

Panne d'oreiller

Où l'on ne sait plus trop bien ce qu'on écrit, comment et pourquoi, la faute à des débuts d'années plus denses que des trous noirs quand on est positionné à la fois sur le secrétariat de direction et sur du secrétariat d'intendance. Mais où on écrit quand même parce qu'on n'est pas des animaux. Non mais oh.




"16h41.

Le secrétaire de direction s'éveille en sursaut.

Comme chaque jour, dans son rêve, il était entouré de cris, de bousculades, de farfadets qui piaillaient, ricanaient, lui tendaient des cartes de cantine - et parfois, des silhouettes plus élancées entraient dans son champ de vision et lui demandaient de faire ceci ou cela ; après quoi il s'exécutait de mauvaise grâce.

"Quel affreux cauchemar" songe-t-il après coup, avec des sueurs froides, avant de se souvenir qu'il est fonctionnaire et que fort heureusement, ce genre de choses ne risque pas d'arriver en vrai.

Sur son front, son mantra : YTREZA, imprimé en relief par les touches du clavier sur lequel il s'est endormi.

Vaseux, il s'efforce de reprendre ses esprits, avant de se souvenir (encore) qu'il n'a jamais eu rien de tel. Face à lui, son fidèle compagnon l'écran affiche sans discontinuer une ribambelle de pages webs et de logiciels, ouverts, fermés, sans qu'il ait besoin de lever le petit doigt (lever le petit doigt n'est pas dans son profil de poste - il a vérifié le lendemain de son premier jour) : pour lui qui maîtrise les arcanes de Microsoft Paint, rien n'est plus simple que de se fabriquer un diaporama à base de captures d'écrans et de montages photo, donnant l'impression qu'il travaille du matin jusqu'au soir - et plus si affinités. Du dos de la main, Il essuie un filet de bave à la commissure de ses lèvres, range discrètement son doudou dans son sac ("et tiens-toi bien, Monsieur Colargol !" lance-t-il a sa peluche, "pas question de chanter en fa en sol, on est sur mon lieu de travail !"). Puis il s'attelle à la rédaction du mot d'accompagnement du semainier.

Une minute passe. Puis deux. Puis trois. Puis, ainsi qu'on pouvait s'y attendre, quatre. "C'est d'un conventionnel...", râle-t-il entre ses dents, frustré que rien ne vienne. De guerre lasse, il appelle l'Inspiration sur son portable, sans plus de succès. Le message de répondeur de l'intéressée est sans équivoque : "salut loser, c'est vendredi, je suis au bar avec les copains, on boit des cocktails ADJAENES. C'est super bon et c'est facile à faire. Tu prends vingt centilitres de Tequila, et tu ajoutes toute la sueur que tu as versée cette semaine sur ton lieu de travail. Exquis. Si tu as besoin d'un coup de pouce, adresse-toi plutôt au Désespoir, il m'a dit qu'il serait toujours là pour toi".

Mais celui-ci se hâte de raccrocher. Il est en stage de sophrologie dans un hôtel 4 étoiles au Sri Lanka. "T'as quel temps ?", qu'il demande quand même par politesse. "Froid", répond laconiquement le secrétaire. "Comme mon coeur". Puis il écrase une larme, ou du moins il essaie - car il n'est pas très doué pour l'effort physique, et même écraser les choses au sens figuré le fatigue plus que de raison.

Par acquis de conscience, il essaie de joindre la Procrastination. Sans surprise, celle-ci lui répond "qu'elle l'appelle demain".

"Quand ?", insiste-t-il.

"Demain", répète-t-elle avec patience.

"Mais demain de quel jour ?", revient-il à la charge, sentant le coup fourré.

"Est-ce bien important ?" rétorque-t-elle, pète-sec, avant de couper court.

Nouveau coup d'oeil à l'horloge.

16h55.

Bon.

La situation est critique.

Il lui faut trouver une solution et fissa, s'il ne veut pas dormir au Collège ce week-end. Et il ne le veut pas. Il le fait déjà suffisamment en semaine. Il a besoin d'un break. Si possible quatre places, avec moins de 2000 kilomètres au compteur et des fauteuils en jeans.

Mais voilà qu'il s'emmêle les pinceaux. Son esprit saute du coq à l'âne, là où son corps en serait physiquement incapable (voir supra). Tout au plus pourrait-il lancer le coq sur l'âne.

Ou du moins, le lancer péniblement dans sa direction.

Ou porter le coq jusqu'à l'âne, plus vraisemblablement.

En plusieurs étapes.

Et avec l'aide d'un coach sportif.

Laissez-lui deux semaines.

"Se rendront-ils compte que je meuble ?", se demande-t-il sur le tard, alors qu'il joint le planning de la semaine prochaine à son futur envoi. La perspective l'embarrasse un peu. Car il n'est pas commode de meubler, quand on est secrétaire. Et quand on tombe malade, plutôt que de compatir, les collègues vous lancent : "guéris donc !".

Alors qu'il s'enlise à n'en plus finir dans ses mauvais jeux de mot d'almanach vermoulu, enfin, l'idée lui vient. Elle vaudra ce qu'elle vaut, c'est-à-dire quelques coups de doigts sur des touches en plastique, mais il n'en a pas d'autres et il est déjà 17h35, alors il rassemble le peu d'énergie qu'il lui reste, il ajuste ses lunettes, se penche sur le clavier et se met à taper :


"16h41.

Le secrétaire de direction s'éveille en sursaut.

Comme chaque jour, dans son rêve, il était entouré de cris, de bousculades, de farfadets qui piaillaient, ricanaient, lui tendaient des cartes de cantine - et parfois, des silhouettes plus élancées entraient dans son champ de vision et lui demandaient de faire ceci ou cela ; après quoi il s'exécutait de mauvaise grâce.

(ajoutez ici quatre ou cinq itérations à l'identique dont je vous fais grâce ici parce que je suis un gentil garçon, puis cette dernière variation à l'intention des plus courageux, ou des plus désoeuvrés, ou des déséquilibrés mentaux  :)

Alors qu'il s'enlise à n'en plus finir dans ses mauvais jeux de mot d'almanach vermoulu, enfin, l'idée lui vient. Elle vaudra ce qu'elle vaut, c'est-à-dire quelques coups de doigts sur des touches en plastique, mais il n'en a pas d'autres et il est déjà 17h35, alors il rassemble le peu d'énergie qu'il lui reste, il ajuste ses lunettes, se penche sur le clavier et vous souhaite à tous un excellent week-end (qui, si vous l'avez lu jusqu'ici, est déjà terminé)".
--
Le secrétariat de direction

jeudi 12 janvier 2017

L'Administration comme on l'aime

En réponse à un professeurs d'Arts Plastiques


Bonjour Monsieur C.


Comme convenu, je suis en train de me pencher sur cette histoire de prime de pouvoir d'achat et plus j'avance, plus j'ai l'impression de m'enfoncer dans les arcanes secrètes de quelque groupuscule occulte, ou quelque culte Lovecraftéen ayant juré de provoquer la fin du monde... ce qui est un doux euphémisme pour dire que ce que je trouve semble hors de portée de ma compréhension (et, je me plais à le croire, de la compréhension humaine).

Extrait : "Instaurée en 2008, la GIPA résulte d'une comparaison établie entre l'évolution du traitement indiciaire brut (TIB) détenu par l'agent sur une période de référence de quatre ans et celle de l'indice des prix à la consommation (IPC hors tabac en moyenne annuelle) sur la même période. Si le TIB effectivement perçu par l'agent au terme de la période a évolué moins vite que l'inflation, un montant indemnitaire brut équivalent à la perte de pouvoir d'achat ainsi constatée est versé à chaque agent concerné".

Devant un telle harmonie de fond et de forme, vous comprendrez que je ne puisse résister à l'envie de vous citer mon passage préféré, sans conteste le plus émouvant de tous (je fonds en larmes à chaque fois) : "Les fonctionnaires civils des trois versants de la fonction publique, les militaires à solde mensuelle et les magistrats (à l’exclusion des magistrats de l’ordre judiciaire) sont éligibles à la GIPA sous réserve qu’ils relèvent d’un grade dont l’indice sommital est inférieur ou égal à la hors échelle B (HEB). Ils doivent de surcroît, avoir été rémunérés sur un emploi public pendant au moins trois ans sur la période de référence".

Poignant n'est-il pas ?

Nous serons d'accord, je pense, pour convenir que nous n'avons pas l'impression d'en savoir plus après avoir lu les textes officiels qu'avant. Mais j'ai trouvé, semble-t-il, un simulateur de situation qui devrait peut-être (je n'ose m'avancer) vous permettre de procéder à une estimation de vos droits éventuels en la matière : http://www.fonction-publique.gouv.fr/indemnite-de-garantie-individuelle-pouvoir-dachat

N'hésitez pas à revenir vers moi au cas où, ô surprise, cela ne marcherait pas, ou si les résultats de cette estimation vous semblent (ô surprise aussi) incohérents.

Dans l'attente, tout ça m'a remis en tête cette "vieille" chanson (mais toujours d'actualité) dont vous apprécierez autant que moi l'ironie, j'en suis sûr :

https://www.youtube.com/watch?v=RqzR-KwjlrI


Bien cordialement,


-- 
 
 
J.

lundi 9 janvier 2017

La musique adoucit les débuts d'année


Où l'on s'autorise un nouveau petit hors sujet pour (toujours) la même bonne cause.


Histoire de vous refaire le pitch en version courte, mon petit frère - qui n'est plus si petit, mais qui est toujours frère -, celui-là même dont j'ai dynamité la scolarité en l'empêchant d'apprendre consciencieusement ses leçons et de jouer de la flûte, et qui utilise le rétroprojecteur de sa salle de classe pour appeler Batman (sans succès), s'apprête à sortir son premier album autoproduit (tout est raconté là :
).

Or pour préparer le terrain, et pour commencer 2017 dans les startings blocks, quoi de mieux que de partager avec le monde (en général. Et avec vous en particulier, bande de petits veinards) un deuxième extrait - en français, celui-là.

Au titre délicieusement ironique, en ces débuts d'année.

Faux Départ.

Un peu de temps libre, une carte de Paris sous les yeux, un peu d'impro... et puis se lance.
https://soundcloud.com/cyclopeespion/cyclope-espion-faux-depart-1

Les convaincus pourront poursuivre sur leur lancée et précommander l'album en version CD (inclus : un titre bonus), ainsi que quelques petits extras dans la catégorie "merchandising". ça ne mange pas de pain (si ça en mangeait, ça s’appellerait un canard).


vendredi 6 janvier 2017

2017

 Où l'on change d'année, et où ça ne change pas grand chose.



Et bien voilà. ça y est.


Nous sommes dans le Futur.

Alors bon, on ne va pas se mentir, je voyais ça différemment, le futur.
Je ne sais pas pour vous mais je suis même un peu déçu.

On nous avait promis des invasions extraterrestres, déjà, et je comptais vraiment dessus sur le plan professionnel. Vous n'avez pas idée de combien ça m'a coûté, de me faire confectionner un costume de sauterelle géante - des fois que les perspectives d'avancement seraient plus séduisantes dans l'armée Plutonienne (et je ne vous parle pas des risques que je cours, en me promenant avec au Parc de Louvient pour foutre les jetons aux touristes - histoire de rentabiliser. C'est triste. En plus, avec ces histoires d'OGM, une sauterelle fushia d'un mètre quatre vingt, ça ne surprend personne).


On nous avait également annoncé que les scientifiques du CERN (qui ne doivent pas avoir bonne mine, avec un nom pareil. Ha. Ha. Ha. Nous sommes vendredi soir, pardon) allaient faire basculer la terre dans une dimension parallèle, à trop tutoyer le tachyon avec leur accélérateur à particules. Alors pour anticiper, moi, bonne poire, j'ai revendu tout ce que je possédais de perpendiculaire (parce que forcément, ça ne risquait plus de servir dans une dimension PARALLÈLE. Ha. Ha. Ha. Pour rappel, nous sommes vendredi soir. Suivez, un peu).


On aura même parlé de recréer les dinosaures et de les parquer dans des zoos (qu'est-ce qui pourrait mal tourner, franchement ?), mais depuis que je sais que le Velociraptor était en réalité une sorte de gros poulet, je ne sais pas pourquoi, je trouve la perspective beaucoup moins excitante.

Quant aux voitures volantes des livres de science-fiction, elles n'existent qu'en Ardèche par temps verglacé.

Pour me consoler de ces déconvenues, j'aurais volontiers voyagé dans le temps, si la technologie avait été au point (je ne voudrais pas rester bloqué dans une mouche - j'ai le mal de l'air, et je ne sais pas bourdonner correctement). D'autant que si c'est pour retourner au Moyen-Âge, merci mais non merci : il me suffit de regarder les chaînes d'info pour ça.


Enfin, Hollywood nous avait promis que les machines prendraient le contrôle de l'humanité et qu'elles nous réduiraient en esclavage. Et là, pour le coup, rien à redire, c'était plutôt bien vu. On est en plein dedans.

Mais est-ce suffisant pour se réjouir ?


Laissez-moi récapituler : pas d'extraterrestres, pas de dimensions parallèles, pas de dinosaures, pas de voitures volantes, pas de voyages dans le temps. Et comme si ça ne suffisait pas, Cyril Hanouna fait toujours de la télévision (si vous ignorez de qui il s'agit, rendez-vous service : ne changez rien).

Tout ce qu'il me reste pour me consoler, dans ces circonstances (et sans surprise), c'est ce fleuron de technologie quantique qu'est la machine à café de l'administration (le contenu du gobelet est maintenu dans un état dit "d'indétermination" tant qu'il n'a pas été bu. C'est l'observateur extérieur, en portant le gobelet à ses lèvres, qui décide de la nature du breuvage ingurgité).


Mais bon.


Faisons contre mauvaise fortune bon coeur.

2017 est là, nous aussi, alors tâchons de bien nous entendre.

Or quoi de mieux pour ça qu'un petit aperçu ci-joint de ce qui nous attend la semaine prochaine ?




Bonne année à vous tous, bonne reprise et bon week-end (dans l'ordre qu'il vous plaira).


Bien cordialement,


Le secrétariat de direction

Les voyages forment la jeunesse

 Où ça ne s'arrange pas niveau fatigue mais où ce qui a été promis la semaine précédente a été promis...   Bonsoir à tous, Je n...