Petites Grandeurs et Grandes Misères d'un Secrétaire de Direction
Mais qu'est-ce donc qu'un semainier ? Excellente question, l'internaute, à laquelle te répondra la petite icône en haut à droite, ou bien la barre latérale du blog, si tu navigues sur un PC de riche avec un écran grand comme la Baltique.
vendredi 8 décembre 2017
Mission Impassible
Où l'on pensait ne pas avoir l'inspiration et où finalement, c'est comme l'appétit, ça vient en mangeant (mais je me comprends)...
Bonsoir à tous,
Une fois de plus, je suis au regret de ne pas pouvoir accompagner le semainier ci-joint d'un de ces petits mots humoristiques que j'ai coutume d'écrire chaque vendredi quand je me réveille avant 16h30 (c'est la faute de ma collègue, aussi ! C'est elle qui a pour consigne de mettre en route la machine à café à cette heure-là, pour que l'odeur de pur arabica me réveille en douceur !) mais comme vous le savez si vous lisez attentivement les messages d'information que je vous envoie (et vous lisez attentivement les messages d'information que je vous envoie, n'est-ce pas ? !) (j'ai dit : N'EST-CE PAS ?), il peut m'arriver d'accepter des missions ponctuelles pour d'autres ministères.
En l'occurrence, celui de la Banquise Enchantée m'a rappelé hier pour me faire part d'un gros problème d'ours polaires aux abords des usines du Père Noël.
Qui l'aurait cru, d'ailleurs ? On pensait tous qu'il n'y en avait plus, de ces machins-là, depuis l'invention de la mise en veille sur les téléviseurs et du chargeur de téléphone portable. Pour être sûr qu'il n'en restait pas un ou deux planqués dans un igloo ou dans un esquimau, on a bien envoyé quelques touristes armés de temps en temps pour faire un peu le ménage (on ne prenait pas de risques vu qu'ils tirent sur les ours, les igloo et les esquimaux), alors vous imaginez notre surprise quand le siège social de la maison-mère s'est trouvé pris d'assaut par une bonne quarantaine de ces bestioles, réclamant "une plus juste répartition des richesses de la banquise" et menaçant "de manger les Joyeux Lutins si la direction n'entend pas leurs revendications" (la direction, elle, s'en fiche, elle sait que c'est du bluff. Les ours blancs d'aujourd'hui refuseront de manger un Joyeux Lutin s'il n'est pas Gluten-Free et issu du commerce équitable).
Bref, la situation s'enlise, ils ont besoin d'un négociateur, je suis donc en partance pour le grand nord, j'ai pris le premier vol pour Dunkerque, capitale du Groenland, avec la ferme intention d'acheter mes moufles roses et mes moon-boots Dora sur place (c'est une exploratrice, elle vend forcément des moon-boots de qualité).
Bon, je ne sais pas trop à quoi ça ressemble, un ours polaire, surtout depuis que Monsanto pulvérise des machins dans l’atmosphère et que le maïs brille dans le noir, mais j'ai déjà repéré un ou deux trucs poilus qui font meuh-meuh sur le bord de la route, je pense que je vais bientôt pouvoir entamer les pourparlers.
J'espère quand même que j'aurais droit à une prime de risque. Une fois, j'ai été mordu par un lapin, eh ben ça fait super mal. Alors les ours...
Vous souhaitant un très bon week-end,
Bien cordialement,
--
Le secrétaire de direction
jeudi 7 décembre 2017
Amicale-ment vôtre
Parce que cette année, l'Amicale se mobilise pas mal pour faire vivre la salle des professeurs...
Bonjour à tous,
Comme vous le savez sans doute, il m'arrive d'accepter des missions ponctuelles pour arrondir mes fins de mois et pouvoir manger des craquottes au petit déjeuner (avec, peut-être, soyons fous, du beurre dessus en période faste !).
Aussi n'est-ce pas au nom de l'Education Nationale que je m'adresse à vous ici, mais à la demande expresse du Ministère de la Banquise Enchantée, qui m'a chargé de vous transmettre un message émanant de sa plus haute instance en la personne de Monsieur Père Noël.
Celui-ci désire en effet vous informer de sa présence au Collège Jean Roucas :
Jeudi 21 décembre à partir de 19h30 en salle des professeurs.
A cette occasion, il veillera au bon déroulement d'un échange de petits cadeaux et s'assurera que ces transactions respectent la législation en vigueur dans le pays (valeur 5 euros maximum).
Il en profitera pour taper dans le buffet auquel chacun aura contribué dans la mesure de ses envies (et de ses moyens), puis chauffera le dancefloor en accordant une danse à celles et ceux qui auront été sages tout au long de l'année (en cherchant bien, il doit pouvoir en trouver un ou deux, non ?).
Je vous transmets également ci-joint le document officiel annonçant sa visite et détaillant les modalités de participation à cette soirée.
Vous en souhaitant bonne réception, je pars sans attendre encaisser mon chèque de prime (pour pouvoir la toucher avant clôture des comptes - dans un autre registre, pensez à lire attentivement le mail d'information que je viens de vous envoyer à ce sujet, c'est important).
Bien cordialement,
--
Le secrétaire de direction
vendredi 1 décembre 2017
Winter is Coming Back
Où le froid s'empare lentement du coeur des hommes et où le gel ne se limite plus au seul point d'indice.
Journal de bord du secrétaire, vendredi 1er décembre 2017.
Depuis combien de temps suis-je bloqué là, seul, emmitouflé dans une couverture de survie, avec pour seule source de chaleur le brasier de fortune que j'entretiens avec les archives de l'établissement ?
Quand la neige a commencé à tomber (il y a quoi ? Deux heures ? Deux jours ? Deux semaines ? Deux ans ?), ils ont dit que ce serait l'affaire d'une demi-journée, que je serai vite de retour chez moi, que je pourrais même faire une bataille de boules de neige avec mes voisins si le cœur m'en disait, dès lors que j'aurais obtenu une autorisation préfectorale et l'aval des forces de l'ordre (pour le bonhomme, par contre, c'est un peu plus long, il faut un permis de construire).
Moi, grand naïf, je les ai cru, oubliant un peu vite qu'ils avaient également prédit le bug de l'an 2000 (le seul bug de l'an 2000, c'est qu'on est déjà en 2017), la France championne du monde de Foot en 2002, la retraite de Johnny en 1998, celle d'Aznavour en 1999, celle de Sardou en 2000, celle de Johnny en 2001, celle d'Aznavour en 2002 (ad lib), la fin du monde en 2012 et du soleil ce vendredi.
Le thermostat fixé au mur indique 22°, mais je réalise tardivement qu'il est gradué en Fahrenheit.
Le soleil s'est levé vers 14 heures, il m'a brièvement ébloui puis il s'est recouché, un peu plus tôt qu'hier, à 14h02.
Comme dans la fonction publique.
Côté régime alimentaire, je me nourris exclusivement de Snickers et de Twix (j'ai trouvé leur tanière en salle des professeurs, je les ai débusqués, ils n'ont pas opposé de résistance - conscients qu'elle serait inutile, sans doute, hypnotisés par mon charisme de mâle alpha).
Je fais mon café moi-même.
Je suis retourné à l'état sauvage.
J’ôte les agrafes à la main.
Je suis un animal.
Si quelqu'un trouve le semainier ci-joint, puisse-t-il l'ouvrir et prendre acte de ce qui l'attend la semaine prochaine dans les vastes étendues du Grand Nord Jean Roucasséen.
Moi, je retourne au campement. Enfin, j'essaie. Il est pas super clair, le plan du PPMS...
Bien cordialement,
--
Le secrétaire de direction
Journal de bord du secrétaire, vendredi 1er décembre 2017.
Depuis combien de temps suis-je bloqué là, seul, emmitouflé dans une couverture de survie, avec pour seule source de chaleur le brasier de fortune que j'entretiens avec les archives de l'établissement ?
Quand la neige a commencé à tomber (il y a quoi ? Deux heures ? Deux jours ? Deux semaines ? Deux ans ?), ils ont dit que ce serait l'affaire d'une demi-journée, que je serai vite de retour chez moi, que je pourrais même faire une bataille de boules de neige avec mes voisins si le cœur m'en disait, dès lors que j'aurais obtenu une autorisation préfectorale et l'aval des forces de l'ordre (pour le bonhomme, par contre, c'est un peu plus long, il faut un permis de construire).
Moi, grand naïf, je les ai cru, oubliant un peu vite qu'ils avaient également prédit le bug de l'an 2000 (le seul bug de l'an 2000, c'est qu'on est déjà en 2017), la France championne du monde de Foot en 2002, la retraite de Johnny en 1998, celle d'Aznavour en 1999, celle de Sardou en 2000, celle de Johnny en 2001, celle d'Aznavour en 2002 (ad lib), la fin du monde en 2012 et du soleil ce vendredi.
Le thermostat fixé au mur indique 22°, mais je réalise tardivement qu'il est gradué en Fahrenheit.
Le soleil s'est levé vers 14 heures, il m'a brièvement ébloui puis il s'est recouché, un peu plus tôt qu'hier, à 14h02.
Comme dans la fonction publique.
Côté régime alimentaire, je me nourris exclusivement de Snickers et de Twix (j'ai trouvé leur tanière en salle des professeurs, je les ai débusqués, ils n'ont pas opposé de résistance - conscients qu'elle serait inutile, sans doute, hypnotisés par mon charisme de mâle alpha).
Je fais mon café moi-même.
Je suis retourné à l'état sauvage.
J’ôte les agrafes à la main.
Je suis un animal.
Si quelqu'un trouve le semainier ci-joint, puisse-t-il l'ouvrir et prendre acte de ce qui l'attend la semaine prochaine dans les vastes étendues du Grand Nord Jean Roucasséen.
Moi, je retourne au campement. Enfin, j'essaie. Il est pas super clair, le plan du PPMS...
Bien cordialement,
--
Le secrétaire de direction
samedi 25 novembre 2017
Perdu de recherche
Parce que parfois, le personnel vient à manquer, et il faut écrire à l'ensemble des établissements de l'académie pour espérer y remédier, et c'est intimidant.
Bonjour à tous,
C'est de saison : nous remuons actuellement ciel et terre (et pôle-emploi) pour trouver un professeur de mathématiques niveau 5ème-4ème-3ème susceptible d'assurer un remplacement à temps plein jusqu'aux vacances de Noël.
Au sein du Collège Jean Roucas, l'intéressé(e) pourra bénéficier de nombreux avantages tels qu'une salle avec vue sur la cour de récré (imprenable), du chauffage (dans la limite fixée par les préconisations officielles), un accueil chaleureux (dans la limite fixée par les préconisations officielles aussi), un passe électronique dernier cri pour ouvrir le portail du parking (fleuron de la recherche spatiale), un accès VIP à la cantine (que le département entier nous envie, notamment les jours de frites) et le soutien sans faille d'une équipe pédagogique soudée.
En ces périodes de pénuries, toutes les pistes et suggestions seront les bienvenues.
Avec nos remerciements par avance, et nos excuses pour le dérangement,
Bien cordialement,
--
Le secrétaire de direction
Bonjour à tous,
C'est de saison : nous remuons actuellement ciel et terre (et pôle-emploi) pour trouver un professeur de mathématiques niveau 5ème-4ème-3ème susceptible d'assurer un remplacement à temps plein jusqu'aux vacances de Noël.
Au sein du Collège Jean Roucas, l'intéressé(e) pourra bénéficier de nombreux avantages tels qu'une salle avec vue sur la cour de récré (imprenable), du chauffage (dans la limite fixée par les préconisations officielles), un accueil chaleureux (dans la limite fixée par les préconisations officielles aussi), un passe électronique dernier cri pour ouvrir le portail du parking (fleuron de la recherche spatiale), un accès VIP à la cantine (que le département entier nous envie, notamment les jours de frites) et le soutien sans faille d'une équipe pédagogique soudée.
En ces périodes de pénuries, toutes les pistes et suggestions seront les bienvenues.
Avec nos remerciements par avance, et nos excuses pour le dérangement,
Bien cordialement,
--
Le secrétaire de direction
vendredi 24 novembre 2017
Un Semainier au Poil
Où les jours continuent de raccourcir et la motivation avec.
"Πού είναι οι γυναίκες ?", se demandait jadis le grand poète et philosophe grec Philippos Juvetkis (ce qu'on pourrait traduire dans la langue de Molière par : "où sont les femmes ?", et dans la langue de Jul par : "wesh cousin y'a d'la blonde ou bien ?"). Une question déchirante qui, aujourd'hui encore, vient remettre en question jusqu'aux fondements de nos identités respectives.
Sans doute fallait-il entendre par-là : "où se situe, en nous, la frontière entre ce que nous reconnaissons comme "homme" et ce que nous reconnaissons comme "femme" ?" Ou, plus communément : "entre ce que nous reconnaissons comme "femme" et ce que nous reconnaissons comme "nous-mêmes"".
A moins que par un beau samedi soir de Maimacterion, aux alentours de - 392 avant Luc Plamondon, ledit Philippos ait été en galère de meuf ?
Nous laisserons Jul se perdre en conjecture et essayer d'écrire ce dernier mot sans faute, ça devrait l'occuper pour les trente prochaines années.
"Où sont les femmes ?", alors ?
Nous, au secrétariat de direction, serions bien en peine de le dire.
Mais "où est la flemme ?", alors là-dessus, par contre, on est incollable, on pratique à des degrés olympiques.
Car la flemme, voyez-vous, n'est pas une réalité tangible (d'aucun diront "phénoménologique" mais pour ma part, je me contente de taper des mots au hasard comme ça me vient).
La flemme, c'est un état d'esprit, une philosophie, un sacerdoce, un engagement de chaque instant.
La flemme, la vraie, n'a rien de ces petits accès de paresse dont nous sommes coutumiers, nous autres fonctionnaires, ni de ce dérèglement de la pilosité qu'on nomme trivialement "poil de la main" et qui se développe au contact prolongé de la machine à café.
Non, la flemme, la vraie, demande un investissement personnel total dans le champ du lâcher-prise, un renoncement forcené à toute forme d'action, si productive soit-elle - un art de vivre, même, qui ne se pratique pas à la légère !
"Pour survivre à la flemme", disait l'autre grand philosophe John Rambo, "il faut devenir la flemme".
Aussi vais-je une fois de plus écourter ce message d'accompagnement pour allonger mon week-end en proportion.
Et je peux d'ores et déjà vous dire que la seule question que je me poserai, en écho à mon frère du temps passé, sera : "où est la télécommande ? Avec ses touches plein de charme ? Où est la télécommande ? Où est la télécommande ? Où est la télécommande ?".
Quant à ceux qui se demanderait où est le semainier, il est ci-joint. Tout simplement. Encore faut-il ne pas avoir la flemme de cliquer sur "ouvrir".
Vous souhaitant un week-end molasse, mais reposant,
Bien cordialement,
--
Le secrétaire de direction
"Πού είναι οι γυναίκες ?", se demandait jadis le grand poète et philosophe grec Philippos Juvetkis (ce qu'on pourrait traduire dans la langue de Molière par : "où sont les femmes ?", et dans la langue de Jul par : "wesh cousin y'a d'la blonde ou bien ?"). Une question déchirante qui, aujourd'hui encore, vient remettre en question jusqu'aux fondements de nos identités respectives.
Sans doute fallait-il entendre par-là : "où se situe, en nous, la frontière entre ce que nous reconnaissons comme "homme" et ce que nous reconnaissons comme "femme" ?" Ou, plus communément : "entre ce que nous reconnaissons comme "femme" et ce que nous reconnaissons comme "nous-mêmes"".
A moins que par un beau samedi soir de Maimacterion, aux alentours de - 392 avant Luc Plamondon, ledit Philippos ait été en galère de meuf ?
Nous laisserons Jul se perdre en conjecture et essayer d'écrire ce dernier mot sans faute, ça devrait l'occuper pour les trente prochaines années.
"Où sont les femmes ?", alors ?
Nous, au secrétariat de direction, serions bien en peine de le dire.
Mais "où est la flemme ?", alors là-dessus, par contre, on est incollable, on pratique à des degrés olympiques.
Car la flemme, voyez-vous, n'est pas une réalité tangible (d'aucun diront "phénoménologique" mais pour ma part, je me contente de taper des mots au hasard comme ça me vient).
La flemme, c'est un état d'esprit, une philosophie, un sacerdoce, un engagement de chaque instant.
La flemme, la vraie, n'a rien de ces petits accès de paresse dont nous sommes coutumiers, nous autres fonctionnaires, ni de ce dérèglement de la pilosité qu'on nomme trivialement "poil de la main" et qui se développe au contact prolongé de la machine à café.
Non, la flemme, la vraie, demande un investissement personnel total dans le champ du lâcher-prise, un renoncement forcené à toute forme d'action, si productive soit-elle - un art de vivre, même, qui ne se pratique pas à la légère !
"Pour survivre à la flemme", disait l'autre grand philosophe John Rambo, "il faut devenir la flemme".
Aussi vais-je une fois de plus écourter ce message d'accompagnement pour allonger mon week-end en proportion.
Et je peux d'ores et déjà vous dire que la seule question que je me poserai, en écho à mon frère du temps passé, sera : "où est la télécommande ? Avec ses touches plein de charme ? Où est la télécommande ? Où est la télécommande ? Où est la télécommande ?".
Quant à ceux qui se demanderait où est le semainier, il est ci-joint. Tout simplement. Encore faut-il ne pas avoir la flemme de cliquer sur "ouvrir".
Vous souhaitant un week-end molasse, mais reposant,
Bien cordialement,
--
Le secrétaire de direction
vendredi 17 novembre 2017
Qui peut le plus peut le moins
Où l'on ambitionne de rentrer chez soi à l'heure, pour une fois.
Bonsoir à tous,
Je ne sais pas si vous avez mis le nez dehors récemment mais l'hiver n'est pas loin - ou alors c'est super bien imité.
Les températures dansent la Macaréna dans le thermomètre, le soleil se lève à midi et se couche à quatorze heures trente (j'ai ouïe dire qu'il préparait le concours de fonctionnaire), le vent souffle autant que moi quand je regarde l'horloge du bureau et qu'il n'est que quinze heures. Quinze heures une. Quinze heures deux. Soupir...
Il faut se faire une raison : les journées raccourcissent et en raccourcissant, elles donnent de mauvaises idées à certains.
En témoigne la façon tragique dont le mot d'accompagnement du semainier suit leur exemple ce soir.
En espérant, très sincèrement, que ça ne jettera pas un froid.
Vous en souhaitant bonne réception, ainsi qu'un week-end chaleureux,
Bien cordialement,
--
Le secrétaire de direction
Bonsoir à tous,
Je ne sais pas si vous avez mis le nez dehors récemment mais l'hiver n'est pas loin - ou alors c'est super bien imité.
Les températures dansent la Macaréna dans le thermomètre, le soleil se lève à midi et se couche à quatorze heures trente (j'ai ouïe dire qu'il préparait le concours de fonctionnaire), le vent souffle autant que moi quand je regarde l'horloge du bureau et qu'il n'est que quinze heures. Quinze heures une. Quinze heures deux. Soupir...
Il faut se faire une raison : les journées raccourcissent et en raccourcissant, elles donnent de mauvaises idées à certains.
En témoigne la façon tragique dont le mot d'accompagnement du semainier suit leur exemple ce soir.
En espérant, très sincèrement, que ça ne jettera pas un froid.
Vous en souhaitant bonne réception, ainsi qu'un week-end chaleureux,
Bien cordialement,
--
Le secrétaire de direction
vendredi 10 novembre 2017
Vers l'Infini et au-delà... mais demain.
Où l'on reprend bon gré mal gré, mais plutôt mal que bon.
On peine souvent à se représenter les distances astronomiques qui séparent les corps célestes, car l'esprit humain n'a pas vocation à traiter des données aussi abstraites.
Qu'est-ce qu'une année-lumière, pour celui qui doit les éteindre en quittant sa salle au nom des économies d'énergie ?
Qu'est-ce qu'un trou noir pour celui qui, sitôt rentré chez lui, noie les contrariétés de la journée dans un trou normand ?
Et même : qu'est-ce que l'infini, pour celui qui n'a jamais eu à corriger une copie désastreuse - avec tellement de ratures dans la marge qu'on dirait une naine rouge ?
L'infini, quel mystère.
Si l'on devait en donner une idée la plus claire et la plus imagée possible, peut-être suffirait-il d'envisager la distance qui nous sépare (déjà !) des dernières vacances ; et plus encore celle qui nous sépare des prochaines.
Il suffit d'y penser pour que soudain, les cieux semblent s'ouvrir sous nos pieds, tandis que nous tombons (sans fin, encore) dans des abîmes d'angoisses existentielles.
L'incommensurable prend alors une dimension plus familière - presque intime, en définitive.
Combien d'années-lumières, jusqu'à Noël ?
Voilà qu'on ressent mieux la terreur et l'excitation qu'ont pu éprouver Neil Armstrong ou Buzz Aldrin lors du compte à rebours ; et comprendre davantage ce qui a pu pousser certains de nos semblables à s'enfermer dans des tubes de métal pour s'élancer vers ces espaces hostiles.
S'il existait une fusée capable de nous emmener directement aux vacances de Noël, ne nous battrions-nous pas pour monter à bord ?
Mais moi oui, carrément, poussez-vous si vous voulez pas vous prendre un coup d’agrafeuse !
Mais comme tout ça reste de la science fiction et que l'avenir s'envisage à court terme, voilà déjà ci-joint le planning de la semaine prochaine.
Pour les étoiles et pour les nébuleuses, il faudra se contenter de lever la tête.
Vous souhaitant un week-end galactique, voire intergalactique (parce qu'on gagne toujours à élargir ses horizons),
Bien cordialement,
--
Le secrétaire de direction
On peine souvent à se représenter les distances astronomiques qui séparent les corps célestes, car l'esprit humain n'a pas vocation à traiter des données aussi abstraites.
Qu'est-ce qu'une année-lumière, pour celui qui doit les éteindre en quittant sa salle au nom des économies d'énergie ?
Qu'est-ce qu'un trou noir pour celui qui, sitôt rentré chez lui, noie les contrariétés de la journée dans un trou normand ?
Et même : qu'est-ce que l'infini, pour celui qui n'a jamais eu à corriger une copie désastreuse - avec tellement de ratures dans la marge qu'on dirait une naine rouge ?
L'infini, quel mystère.
Si l'on devait en donner une idée la plus claire et la plus imagée possible, peut-être suffirait-il d'envisager la distance qui nous sépare (déjà !) des dernières vacances ; et plus encore celle qui nous sépare des prochaines.
Il suffit d'y penser pour que soudain, les cieux semblent s'ouvrir sous nos pieds, tandis que nous tombons (sans fin, encore) dans des abîmes d'angoisses existentielles.
L'incommensurable prend alors une dimension plus familière - presque intime, en définitive.
Combien d'années-lumières, jusqu'à Noël ?
Voilà qu'on ressent mieux la terreur et l'excitation qu'ont pu éprouver Neil Armstrong ou Buzz Aldrin lors du compte à rebours ; et comprendre davantage ce qui a pu pousser certains de nos semblables à s'enfermer dans des tubes de métal pour s'élancer vers ces espaces hostiles.
S'il existait une fusée capable de nous emmener directement aux vacances de Noël, ne nous battrions-nous pas pour monter à bord ?
Mais moi oui, carrément, poussez-vous si vous voulez pas vous prendre un coup d’agrafeuse !
Mais comme tout ça reste de la science fiction et que l'avenir s'envisage à court terme, voilà déjà ci-joint le planning de la semaine prochaine.
Pour les étoiles et pour les nébuleuses, il faudra se contenter de lever la tête.
Vous souhaitant un week-end galactique, voire intergalactique (parce qu'on gagne toujours à élargir ses horizons),
Bien cordialement,
--
Le secrétaire de direction
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