Mais qu'est-ce donc qu'un semainier ? Excellente question, l'internaute, à laquelle te répondra la petite icône en haut à droite, ou bien la barre latérale du blog, si tu navigues sur un PC de riche avec un écran grand comme la Baltique.

vendredi 19 janvier 2018

Dans "despotes", il y a "des potes". Coïncidence ?

Où l'on veut bien faire du zèle, mais où il y a des priorités.




Bonsoir à tous,


Au risque de décevoir certains et d'en soulager d'autres, je ne ferais pas long ce soir - et je sais que j'écris ça à chaque fois, ou presque, et que ça n'empêche pas mes messages d'accompagnement d'être interminables et de s'éparpiller en moult digressions saugrenues, aussi absconses que le contenu d'une circulaire rectorale, mais ce soir, oui, ce soir, contrairement à ce que suggère cette phrase à rallonge (que Proust n'aurait pas renié, avec deux grammes d'alcool dans le sang - mais buvait-il seulement, là est la question ?), c'est pour de bon, pour de vrai, pour de juste : il va me falloir couper court et bien dégagés autour des oreilles.

Car figurez-vous que j'ai des invités à la maison.
Si.
Car on peut travailler dans l'éducation nationale et avoir des amis quand même. Par quel miracle ?
Moi-même, je ne me l'explique pas.


Ceci étant, ça n'a pas que des avantages : ainsi, rien que l'idée de les avoir laissés seuls chez moi avec un libre-accès au contenu de mon frigo, à mon combiné de téléphone fixe ou à ma garde-robe à paillettes (celle que je garde pour les week-ends) me colle des sueurs froides.


Ils ont commencé à taper dans l'Emmental.
Je le sais.
Je le sens.
J'ai un sixième sens pour ces choses-là.

Ah cruelle destinée que d'être ainsi trahi par ceux en qui ont place le plus d'estime ! Tu quoque, potus (et autres locutions espagnoles qu'on aime à citer pendant les soirées Trivial Pursuit...) !


Sans compter que si j'arrive en retard, comment voulez-vous qu'ils me croient si je leur dit que je suis resté à mon poste hors de mes horaires de travail pour rédiger ce petit mot ? Ils savent que je suis fonctionnaire. Autant leur dire que j'ai été enlevé par des extraterrestres, ils y croiraient davantage.

Bref. Vous connaissez la chanson : veuillez trouver ci-joint patati, patata, et tout ce qui vous permettra d'aborder la semaine prochaine avec la sérénité de qui en a d'ores et déjà une vue d'ensemble.

Vous souhaitant un excellent week-end (et de l'emmental, aussi, parce que ça ne mange pas de pain) (encore qu'on puisse manger du pain avec l'emmental, bien sûr, nous sommes dans un pays libre).



Bien cordialement avec des paillettes,


--


Le secrétaire de direction

vendredi 12 janvier 2018

La Possibilité d'une Île

Où l'on découvre que reprendre le travail, c'est moins une fatalité qu'un état d'esprit.



Ha mais vous êtes là, vous ?

Hum, pardon, je ne m'y attendais pas, vous m'avez pris de court.

Je veux dire... si vous êtes là, c'est que vous attendez le planning de la semaine prochaine.


Or si vous attendez le planning de la semaine prochaine, c'est que vous avez repris le travail.


Vous.

Bon, ben, ma foi, pourquoi pas ?


En ce qui me concerne, je trouve que c'est une drôle d'idée mais hé, nous sommes au XXIème siècle, qui suis-je pour juger ?

J'ai donc pris quelques minutes pour vous bidouiller un semainier à main levée dans mon hamac, en mode totale impro, j’espère qu'il satisfera vos attentes, je peux bien faire ça pour vous autres, j'y ai encore mis plein de couleurs comme vous aimez.

Tenez, je suis bon prince, je vais même profiter de l'occasion pour vous envoyer, en plus dudit planning, une petite carte postale de mon lieu de villégiature actuel (j'ai dû évacuer l'ancien à cause d'une inondation - ce que l'Océan Indien peut être taquin, quand il s'y met ! -. Heureusement, le directeur du Ritz a été arrangeant : il m'a relogé dans une suite royale sans surcoût, une belle aubaine) :




De rien, ça me fait plaisir, vraiment.

De mon côté, j'ai mis cette troisième semaine de vacances à profit pour faire un peu le tour de l'île, escalader un ou deux volcans (je perds le compte, à force), j'ai même découvert une cité perdue qui portera mon nom (du coup), mais n'allez pas croire que je suis à envier pour autant.


Moi aussi, j'ai mes contrariétés, qu'est-ce que vous vous croyez ?


Par exemple, les températures ici sont infernales : vous ne vous rendrez sans doute pas compte de ce que ça représente, mais il fait déjà 20° à sept heures du matin (enfin, à ce qu'on m'a dit. Je n'ai pas pu le vérifier vu que je me lève tous les jours entre onze heures et midi...). Avec un bon 32 l'après-midi, bon sang, vous imaginez le calvaire ? !  Je passe mon temps en maillot de bain, moi qui adore les doudounes, les écharpes et les engelures ! Pour tout vous dire, je ne me rappelle même plus l'effet que ça fait d'avoir froid. Je me souviens que c'est un peu désagréable, bien sûr, mais rien de plus. Et la pluie, c'est pareil, bon sang ! L'autre jour, y'a un touriste qui en parlait, j'ai été obligé de chercher le mot dans Wikipédia, dites-donc ! J'en perds tous mes repères ! Or c'est important, les repères, alors sachez apprécier la chance qui est la vôtre quand vous devrez gratter le givre sur la voiture lundi !


Autre problème, et non des moindres : j'ai du sable séché entre les doigts de pieds et ça m'irrite la peau. C'est très agaçant. ça m'empêche de profiter pleinement des cocktails exotiques qu'on m'apporte à la plage. En plus, des fois, je fais un faux mouvement et je me colle le petit parasol dans l'oeil.  Autant d'ennuis que vous n'avez pas non plus, bande de veinards.

Alors oui, bien sûr, les oiseaux des îles sont très jolis avec leurs plumages arc-en-ciel, mais enfin, il faut aussi savoir qu'ils chantent jusqu'à onze heures du soir, et même si c'est très mélodieux et si je n'ai jamais rien entendu d'aussi beau de ma vie, ça peut vous gâcher le sommeil, des machins comme ça. En tout cas, ça me gâcherait le mien, si j'allais me coucher avant trois heures du mat' (heure à laquelle se terminent les fêtes tribales auxquelles je suis convié).


Ah, et puis je digère mal les langoustines, aussi.

Surtout la garniture au caviar, ça me fait des ballonnements.

Vous ne savez pas ce que je donnerais pour un bon steak-frites de chez LIDL !

Ha non, vraiment, je le répète, vous ne connaissez pas votre chance, bande de privilégiés !


Aussi, j'espère que vous profiterez comme il faut du week-end radieux qui s'annonce (il sera radieux ici, déjà, c'est un début. Mais bon, j'ai regardé la météo et a priori, vous n'aurez pas de tempête de neige avant mardi. Des veinards, je vous dis !),



Bien cordialement,


--


Le secrétaire de direction

vendredi 22 décembre 2017

Ils pourront avoir nos terres et nos fermes mais ils n'auront pas... NOOOOTRE SEMAINIIIEEEERRRR !

 Où c'est la dernière de l'année et où ma foi, on ne va pas se mentir, c'est pas de refus.



Oh, je sais très bien ce que vous vous dites.

Ne mentez pas. Vous ne pouvez rien me cacher. Je sais tout de vous.


N'oubliez pas qu'en ma qualité de personnel administratif, je suis ce que vous connaissez de plus proche de Big Brother. Même si, bon, je suis plutôt moyen-Big, dans les faits, mais suffisamment Big pour savoir que présentement, vous êtes chez vous, devant un bon feu de cheminée, à regarder votre stock de copies à corriger se consumer lentement et à vous étonner que cette vision puisse être si apaisante, et vous vous dites que vous n'aurez qu'à prétendre que Rudolphe le renne au nez rouge les a mangées, que votre jumeau maléfique vous les a volées pour y mettre des notes au-dessus de la moyenne, que ce genre de choses, ça marche à chaque fois... et au fond de vous, tout au fond de vous, dans ce recoin inaccessible de votre subconscient (ce recoin fourbe et malfaisant qui aurait pu faire de vous de bons secrétaires administratifs, si vous vous en étiez donné les moyens), vous riez intérieurement, oh oui, à lobe pré-frontal déployé, en songeant justement à ces "pauvres petits secrétaires administratifs", ces Princesses Sarah de l'administration française qui reviendront lundi au Collège pour s'acquitter bon gré mal gré de leur dette envers la société, plus communément appelée "journée administrative" (c'est moins stigmatisant pour eux, on peut au moins leur accorder ça).


Vous vous imaginez déjà sous votre couette à fleurs, les pieds au chaud dans une paire de chaussettes-licornes (votre trésor secret, que vous ne mettez que pour les grandes occasions, genre la coupe de France de Pétanque ou une rediffusion de Louis la Brocante), un bol de chocolat chaud fumant sur votre table de nuit (ou bien est-ce un Irish Coffee ? Ayez soif de modération, vous êtes valeur d'exemple !), alors qu'à deux pas de chez vous, j'en connais un qui sera en train de s'habiller à la hâte en vous maudissant, d'enrouler son écharpe autour de son cou (histoire d'avoir un truc à mordiller toute la journée) et de chercher ses clés de voiture pour affronter la nuit et le froid et le vent et la pluie (et la neige, peut-être), alors que vous émergerez vers treize heures du matin juste pour aller vérifier s'il n'y aurait pas un nouveau Bollywood sur Netflix. Je le connais même d'autant mieux, ce pauvre hère, que c'est MOI !


Sauf que non !


Ha ha ha ha !


Pas du tout !


C'est terminé, tout ça !


La servitude, la lutte des classes, le fossé professeurs-personnels de bureau, fini, comblé au bulldozer ! Vous pouvez vérifier vous-mêmes dans le semainier joint ! Justice et équité triomphent en cette fin d'année 2017 !  J'ai fait un rêve ! Je vous ai compris ! Elle flotte mais ne coule pas ! Je pense donc je...

Quoi ?


Je reviens vendredi 5 janvier ?

Je... attendez... c'est une blague ?


Un canular, c'est ça ?


Elle est où, la caméra cachée ?


Allez-y, lancez le jingle : "ri-res-et-chan-soooooons !"


Ha ha, non mais ne vous inquiétez pas, c'est un coup de mes collègues de l'intendance, ça. Elles sont filoutes, quand même, quand elles s'y mettent... j'ai failli y croire, la peur que j'ai eue. J'ai vu tout le semainier défiler devant mes yeux... et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'était.... euuuuh... coloré et en colonnes.


Comment ça c'est pour de vrai ?


M... mais... et l'esprit de Noël, alors ? Les rennes, les petits lutins, tout ça tout ça ?


J'AI ÉTÉ SAGE, BON SANG ! TOUTE L’ANNÉE ! J'AI AGRAFÉ DES DOSSIERS, J'AI DÉBOURRÉ DES PHOTOCOPIEURS, J'AI RÉDIGÉ DES BORDEREAUX ADMINISTRATIFS EN VUE DE CE MOMENT ! ET VOUS ME DITES QUE TOUS CES EFFORTS ÉTAIENT VAINS ? EH BEN J'AIME AUTANT VOUS DIRE QUE VOUS LES POSTEREZ VOUS-MÊMES, VOS DOSSIERS DE MUTATION !


Et mes chaussettes-licornes, alors ? Je les mets quand, moi, mes chaussettes-licornes ? Vous savez combien elles m'ont coûté, mes chaussettes-licornes ?



Si c'est comme ça, je démissionne. Et ne comptez pas sur moi pour remissionner avant le 5 à huit heures du matin. Je suis un fou, moi. Un rebelle. Le William Wallace de l'administration française !


Aussi, dans l'immédiat et pour quelques jours, je crie en notre nom à tous : LIBERTÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ !


Vous souhaitant de très bonnes vacances néanmoins, et d'excellentes fêtes de fin d'année,


Bien cordialement,


--


Le secrétaire de direction

vendredi 15 décembre 2017

Pupuce Fugit


Où tout est relatif sauf le week-end.





Bonsoir à tous,



En cette période de l'année, on a coutume de dire que le temps file à toute allure, mais il convient de distinguer deux "temps" distincts : le temps objectif, que l'on peut définir comme étant la dimension de l'univers par laquelle l'énergie peut se propager et par conséquent, celle-là-même qui conditionne l'existence de toutes choses (toutes choses n'étant qu'énergie, l'énergie étant mouvement, le mouvement étant tributaire de l'écoulement temporel), et le temps subjectif, à savoir : la perception humaine que nous avons de cet écoulement.

En l'occurrence, pour prendre un exemple tout à fait innocent, dans sept jours d'ici, nous serons en vacances, c'est une réalité objective, mesurable, qui s'écoulera de la même façon pour tout le monde, mais ces sept jours pourront nous paraître plus longs, ou plus courts, selon si nous avons à assurer des remises de bulletins jusqu'à 22 heures, si nous réalisons alors que nous sommes enfermé dans l'établissement, si nous sommes forcé d'y passer la nuit, si nous découvrons (sans grande surprise) qu'il est hanté par les esprits des élèves qui n'ont pas eu leur brevet, ou si nous devons assister à des concertations actives sans café serré (ou Punch Coco)  pour tenir le coup, rédiger des rapports de comportement à la volée pour une histoire de stylo éponyme, ou se battre avec Sconet pour... ben... le faire fonctionner, déjà ; ou si nous sommes au chaud chez nous, sous la couette, avec un Roibos citron-mandarine à la main, la télécommande dans l'autre, et un combi box internet-tv à la demande-machine à crêpes.

Fort de ces considérations et dans l'intérêt de la science, je m'en vais presser mon présent départ afin d'aller vérifier in situ ces grands principes théoriques.

Comment ça, je ne suis pas crédible ?

Ha mince.

Bon, la vérité, c'est que ma compagne vient d'appeler pour me demander de venir la chercher "en urgence" car une de ses collègues "lui a apporté de poulets".
Et au lieu d'obtempérer sans piper mot comme tout homme censé le ferait dans ce genre de situations, j'ai eu le malheur de répondre "vivants ?", c'est vous dire si j'ai intérêt à ne pas la faire attendre.

Vous souhaitant un excellent week-end (sur les plans à la fois objectif et subjectif),


Bien cordialement,


--


Le secrétaire de direction

vendredi 8 décembre 2017

Mission Impassible


Où l'on pensait ne pas avoir l'inspiration et où finalement, c'est comme l'appétit, ça vient en mangeant (mais je me comprends)...




Bonsoir à tous,



Une fois de plus, je suis au regret de ne pas pouvoir accompagner le semainier ci-joint d'un de ces petits mots humoristiques que j'ai coutume  d'écrire chaque vendredi quand je me réveille avant 16h30 (c'est la faute de ma collègue, aussi ! C'est elle qui a pour consigne de mettre en route la machine à café à cette heure-là, pour que l'odeur de pur arabica me réveille en douceur !) mais comme vous le savez si vous lisez attentivement les messages d'information que je vous envoie (et vous lisez attentivement les messages d'information que je vous envoie, n'est-ce pas ? !) (j'ai dit : N'EST-CE PAS ?), il peut m'arriver d'accepter des missions ponctuelles pour d'autres ministères.

En l'occurrence, celui de la Banquise Enchantée m'a rappelé hier pour me faire part d'un gros problème d'ours polaires aux abords des usines du Père Noël.


Qui l'aurait cru, d'ailleurs ? On pensait tous qu'il n'y en avait plus, de ces machins-là, depuis l'invention de la mise en veille sur les téléviseurs et du chargeur de téléphone portable. Pour être sûr qu'il n'en restait pas un ou deux planqués dans un igloo ou dans un esquimau, on a bien envoyé quelques touristes armés de temps en temps pour faire un peu le ménage (on ne prenait pas de risques vu qu'ils tirent sur les ours, les igloo et les esquimaux), alors vous imaginez notre surprise quand le siège social de la maison-mère s'est trouvé pris d'assaut par une bonne quarantaine de ces bestioles, réclamant "une plus juste répartition des richesses de la banquise" et menaçant "de manger les Joyeux Lutins si la direction n'entend pas leurs revendications" (la direction, elle, s'en fiche, elle sait que c'est du bluff. Les ours blancs d'aujourd'hui refuseront de manger un Joyeux Lutin s'il n'est pas Gluten-Free et issu du commerce équitable).

Bref, la situation s'enlise, ils ont besoin d'un négociateur, je suis donc en partance pour le grand nord, j'ai pris le premier vol pour Dunkerque, capitale du Groenland, avec la ferme intention d'acheter mes moufles roses et mes moon-boots Dora sur place (c'est une exploratrice, elle vend forcément des moon-boots de qualité).


Bon, je ne sais pas trop à quoi ça ressemble, un ours polaire, surtout depuis que Monsanto pulvérise des machins dans l’atmosphère et que le maïs brille dans le noir, mais j'ai déjà repéré un ou deux trucs poilus qui font meuh-meuh sur le bord de la route, je pense que je vais bientôt pouvoir entamer les pourparlers.


J'espère quand même que j'aurais droit à une prime de risque. Une fois, j'ai été mordu par un lapin, eh ben ça fait super mal. Alors les ours...



Vous souhaitant un très bon week-end,


Bien cordialement,


--



Le secrétaire de direction

jeudi 7 décembre 2017

Amicale-ment vôtre



 Parce que cette année, l'Amicale se mobilise pas mal pour faire vivre la salle des professeurs...



Bonjour à tous,




Comme vous le savez sans doute, il m'arrive d'accepter des missions ponctuelles pour arrondir mes fins de mois et pouvoir manger des craquottes au petit déjeuner (avec, peut-être, soyons fous, du beurre dessus en période faste !).

Aussi n'est-ce pas au nom de l'Education Nationale que je m'adresse à vous ici, mais à la demande expresse du Ministère de la Banquise Enchantée, qui m'a chargé de vous transmettre un message émanant de sa plus haute instance en la personne de Monsieur Père Noël.


Celui-ci désire en effet vous informer de sa présence au Collège Jean Roucas :


Jeudi 21 décembre à partir de 19h30 en salle des professeurs


A cette occasion, il veillera au bon déroulement d'un échange de petits cadeaux et s'assurera que ces transactions respectent la législation en vigueur dans le pays (valeur 5 euros maximum).

Il en profitera pour taper dans le buffet auquel chacun aura contribué dans la mesure de ses envies (et de ses moyens), puis chauffera le dancefloor en accordant une danse à celles et ceux qui auront été sages tout au long de l'année (en cherchant bien, il doit pouvoir en trouver un ou deux, non ?).
Je vous transmets également ci-joint le document officiel annonçant sa visite et détaillant les modalités de participation à cette soirée.


Vous en souhaitant bonne réception, je pars sans attendre encaisser mon chèque de prime (pour pouvoir la toucher avant clôture des comptes - dans un autre registre, pensez à lire attentivement le mail d'information que je viens de vous envoyer à ce sujet, c'est important).


Bien cordialement,


--




Le secrétaire de direction



vendredi 1 décembre 2017

Winter is Coming Back

Où le froid s'empare lentement du coeur des hommes et où le gel ne se limite plus au seul point d'indice.





Journal de bord du secrétaire, vendredi 1er décembre 2017.



Depuis combien de temps suis-je bloqué là, seul, emmitouflé dans une couverture de survie, avec pour seule source de chaleur le brasier de fortune que j'entretiens avec les archives de l'établissement ?

Quand la neige a commencé à tomber  (il y a quoi ? Deux heures ? Deux jours ? Deux semaines ? Deux ans ?), ils ont dit que ce serait l'affaire d'une demi-journée, que je serai vite de retour chez moi, que je pourrais même faire une bataille de boules de neige avec mes voisins si le cœur m'en disait, dès lors que j'aurais obtenu une autorisation préfectorale et l'aval des forces de l'ordre (pour le bonhomme, par contre, c'est un peu plus long, il faut un permis de construire).

Moi, grand naïf, je les ai cru, oubliant un peu vite qu'ils avaient également prédit le bug de l'an 2000 (le seul bug de l'an 2000, c'est qu'on est déjà en 2017), la France championne du monde de Foot en 2002, la retraite de Johnny en 1998, celle d'Aznavour en 1999, celle de Sardou en 2000, celle de Johnny en 2001, celle d'Aznavour en 2002 (ad lib), la fin du monde en 2012 et du soleil ce vendredi.
Le thermostat fixé au mur indique 22°, mais je réalise tardivement qu'il est gradué en Fahrenheit.

Le soleil s'est levé vers 14 heures, il m'a brièvement ébloui puis il s'est recouché, un peu plus tôt qu'hier, à 14h02.

Comme dans la fonction publique.

Côté régime alimentaire, je me nourris exclusivement de Snickers et de Twix (j'ai trouvé leur tanière en salle des professeurs, je les ai débusqués, ils n'ont pas opposé de résistance - conscients qu'elle serait inutile, sans doute, hypnotisés par mon charisme de mâle alpha).

Je fais mon café moi-même.

Je suis retourné à l'état sauvage.

J’ôte les agrafes à la main.

Je suis un animal.


Si quelqu'un trouve le semainier ci-joint, puisse-t-il l'ouvrir et prendre acte de ce qui l'attend la semaine prochaine dans les vastes étendues du Grand Nord Jean Roucasséen.

Moi, je retourne au campement. Enfin, j'essaie. Il est pas super clair, le plan du PPMS...


Bien cordialement,



--


Le secrétaire de direction

Les voyages forment la jeunesse

 Où ça ne s'arrange pas niveau fatigue mais où ce qui a été promis la semaine précédente a été promis...   Bonsoir à tous, Je n...