Mais qu'est-ce donc qu'un semainier ? Excellente question, l'internaute, à laquelle te répondra la petite icône en haut à droite, ou bien la barre latérale du blog, si tu navigues sur un PC de riche avec un écran grand comme la Baltique.

vendredi 16 mai 2025

La Croisette s'amuse

Où on n'hésite pas à partager son seum avec la communauté éducative toute entière, quitte à en devenir abscons... 


Bonsoir à vous tous, qui ne connaissez pas votre chance !

Car il s'en est fallu de peu pour que j'envoie le semainier ci-joint voir à Cannes si j'y suis, vous privant par là même des précieuses infos qui y sont contenues (pensez à réserver votre place pour le spectacle de la chorale, au fait, si vous aussi vous pensez que la musique, ouiiiiiii laaaaaaa musiiiiiiiique, je le sais, sera la clé, qui sauvera l'humanité !) (statistiquement parlant, de toute façon, soyons clairs : ce sera soit la musique, soit les Power Rangers) (en tout cas, les probabilités que ce soit un ancien élève de Jean Macé sont plus minces qu'un mannequin Dior en période de Carême).

Ce soir, en effet, je vous l'avoue, je suis colère, j'ai envie de tout envoyer balader, de faire comme Hulk et de craquer mon tee-shirt - sauf que mon médecin (joint en urgence sur sa ligne personnelle) me le déconseille vivement à cause de mon absence de muscles. Soi-disant que ça pourrait rouvrir ma fracture des ligaments croisés.

Si, si.

Présentement, je fulmine.

 Vous me verriez, tout rouge, à mon bureau, vous prendriez peur. Je suis dans le même état que quand je m'expose sept minutes au soleil : à point. J'ai la veine qui palpite sur ma tempe couleur de vieille écrevisse, laquelle transpire si abondamment qu'on croirait une fontaine publique (Hellboy, qu'on m'appelle, à la plage) (...ou qu'on m’appellerait à la plage si je fréquentais ces lieux de promiscuité et de perdition, et si je connaissais quelqu'un susceptible de m'adresser la parole autrement que par obligation).

Moi qui pensais qu'on travaillait dans un établissement à dimension humaine - ne serait-ce que parce que les portes font à peu près ma taille, déjà (en tout cas en hauteur, à un ou deux mètres près. En largeur, par contre, il faut que je les franchisse de biais, raison pour laquelle je préfère m'en dispenser) ! 

Ha, comme j'ai déchanté, ce soir (du coup j'ai dû décommander la chorale, forcément : comment chanter encore quand on déchante ? Non pas que ça m'enchante, mais comprenez-moi : la société est trop méchante), quand ma hiérarchie en général, et Môssieur le Gestionnaire en particulier, ont refusé de me faire cadeau du mardi sous prétexte qu'"aller voir un film à Cannes n'est pas un motif d'absence valable" (dans ce cas, franchement, je vous le demande : qu'est-ce qui l'est ?). Et d'ajouter, avec une mauvaise foi dont seule peut faire preuve l'institution souveraine à l'égard de ses petites mains : "...surtout quand en plus on l'a chez soi en DVD". Des sophismes, l'administration française, toujours des sophismes !

Et quel dédain dans ce "un film", comme s'il s'agissait du dernier Christian Clavier où Christian Clavier joue Christian Clavier qui joue Christian Clavier ! (ce qu'en langage d'acteur, on appelle une Clavierception)...

Moi je vous parle chef d’œuvre, je vous parle culte de toute une vie, je vous parle Oeuf de l'Ange (Tenshi no Tamago : https://www.festival-cannes.com/f/tenshi-no-tamago/) de Mamoru Oshii (Ghost in the Shell, Avalon, ...), avec Yoshitaka Amano au pinceau (rendez-vous compte, mes deux idoles entre toutes les idoles !), je vous parle de mon film d'animation préféré depuis mes seize ou dix sept ans ! Sachant que j'en ai deux mille, le calcul est vite fait (sauf si vous êtes un ancien élève de Jean Macé, auquel cas je vous conseille la calculatrice).

Film qui, après quarante années d'indifférence sous nos latitudes, sera COMME PAR HASARD projeté mardi soir (mardi soir uniquement !), à Cannes sur un écran au bord de l'océan ! Une heure dix de bonheur symboliste quasi muet animé à la main, dans lequel il ne se passe absolument rien ! Et je devrais rater ça sous prétexte qu'il faut que je gagne de quoi manger pour vivre, et pas vivre pour manger ?

Pour citer un grand (si ce n'est par la taille, au moins, par l'ambition) homme politique français : "quelle indignité."

Ne tournons pas autour du pot : c'est de la maltraitance administrative pure et simple. 

ça mérite une pétition de votre part, doublée d'une pluie de messages indignés dans cette boîte-mail. Je dis ça, je dis rien.

Mais comme vous, vous avez eu votre nouvelle cuisine, je ne m'attends pas à être soutenu !

Vous souhaitant néanmoins un week-end en mode Croisette, et vous exhortant à vous rendre à Cannes mardi soir si vous en avez l'opportunité, genre si vous avez fait péter les scores en HSE ces derniers mois (sinon on trouve le film en entier sur Youtube, mais en version originale, et il devrait sortir chez nous en bluray d'ici la fin de l'année),

Bien rageusement,


-- 
 
Le secrétaire de Direction

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